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 [intro arc II] Dans un pousse d'haricot

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Localisation : Cap des Jumeaux
MessageSujet: [intro arc II] Dans un pousse d'haricot  Ven 12 Juin - 12:01

Le regard fier et farouche, les membres courts et verts pales tenaient des pistolets à eaux. Leur mâchoire claquait, en un rythme régulier et poignant. Ils n'avançaient pas, ils se tenaient immobiles mais une aura de violence et de meurtre se dégageait de leur armée. Les nuages dans le ciel rougeoyant étaient d'un rose pale, ils avaient la forme de petits moutons dodus. Les moutons étaient rassemblés par groupe. Certains jouaient aux cartes, d'autre à saute-eux mêmes et les derniers fumaient des pipes en me regardant. Ils me fixaient et rigolaient. Ils se moquaient de moi. Moi, je voyais ça. Au début je pensais que ce n'était qu'un rêve. Les moutons ne rigolent pas des humains. C'est nous qui rigolons d’eux en les regardant rôtir sur le feu. Je rêvais, tout n'était qu'un songe. Mais je m'étais trompé. Je sentis la chaleur m'envahir. A la base, je m'étais convaincu de rester le regard fixé sur mes agresseurs, mais, je n’échappais pas à mon sort. Mon regard se posa sur ma poitrine. J'étais liée de la tête au pied par un entremêlement de spaghettis. Mon corps était plongé dans une bouillasse presque opaque qui dégageait une odeur putride. J'étais dans une sorte de gros fauteuil en fer. Du moins, je me persuadais que c'était un fauteuil. Mais, je le savais, je me le cachais. J'étais dans une marmite.
Le claquement de dent s’arrêta. Ils firent tous un pas en avant et s'approchèrent de moi. L'un d'eux se détacha du groupe et entama un chant guttural et incompréhensible pour moi, pauvre aliment que j'étais. Un autre pas, mon cœur battit plus vite. Il faisait chaud, vraiment chaud. Trop chaud. Il me semblait cuir dans ma propre sueur après m'être jetée dans le vomi de Guya, le buveur de mon passé. Je me pris à me demander comment il faisait pour ne jamais se laver après avoir passé une journée entière à vomir ses tripes sur ses vieilles frocs. Ce devait être horrible pour lui. Mais je n'ai pas bu... alors pourquoi ces haricots se rapprochent de moi? Pourquoi l'un d'eux mélange le liquide qui m'entoure pendant que l'autre attise le feu sous mon fauteuil? Baisse la flamme j'ai chaud... Oh punaise, il fait quoi lui ? Que… Non... non!!!!! Pas la fourchette!!!! PAS LA FOU........



Le soir venait de tomber. La mer était calme, seulement agitée par de petites bourrasques de vents. Le vent n'était pas fort, mais il gonflait les voiles inégalement, provoquant des remous désagréables aux passagers, et plus particulièrement à la passagère. Cette dernière, allongée par terre se roulait sur le parquet en maudissant les dieux qui avaient mis au monde les haricots blancs. Son crane lui semblait être envahit par un esprit malin qui lui hurlait dans les oreilles. Ses yeux la piquaient et la faisait souffrir au moindre regard qu'elle jetait. Ses membres lui semblaient être atrophiés et ses muscles ne répondaient pas à sa demande. Son estomac n'était qu'un nœud de gémissement et de douleur qui lui remontait dans la bouche pour se rependre sur le sol. Pleine de rancœur, Alisa n'avait qu'une image en tête, celle d'haricot mutant qui étaient en train d'envahir le monde. Comment en était elle arrivait là? Tout avait commencé après le départ du Cap des Jumeaux. Zen et elle avaient tout deux travaillés dure pour remettre le bateau d’aplomb, et il avait été rapidement en état de reprendre la mer. Ils étaient donc tout deux repartis l’aventure dans le cœur et des étoiles dans les yeux. Zen s’occupait de la navigation et Alisa de le commander, tout allait à merveille, du moins jusqu’à ce que le ventre de la femme lui fit laconiquement comprendre qu’il était vide. Elle laissa donc Zen à son poste et descendit dans la petite soute. L’équipage que nous avions rencontré nous avaient donné quelques boites de conserve en souvenir de notre… rencontre. Les boites ne semblaient pas vraiment rangées mais plusieurs d’entre elles arboraient fièrement une étiquette représentant du mais. Alisa en prit une dans le tas et la brandit fièrement avant d’aller sur le pont. Là, elle englouti rapidement la boite sans même prendre le temps de gouter ce qu’il y avait dedans. A peine eut-elle finit qu'elle se rendit compte que ce n'était pas du maïs. Elle avait prit des haricots. Elle détestait les haricots. Elle les maudissait. Elle les avait en horreur. Comme elle savait à quoi s'attendre,  Alisa se rendit à l’autre bout du petit pont, s’adossa à la rampe visage tourné vers l’océan. Elle passa trois jours dans un état second entre la réalité et les cauchemars. Zen tentait tant bien que mal de la soulager à coup d’infusion mais rien n’y faisait et il se contraignit donc à attendre.  

La petite embarcation arriva en vue d’une île deux jours après le petit repas désagréable d’Alisa. Il s’agissait de Whiskey Peak, la première île de la voie 1 de Grand Line. Zen fit accoster l’Ôdela sur une petite plage semblant inaccessible à pied. Il voulait qu’Alisa récupère avant de poursuivre leur aventure.

Deux jours passèrent Alisa se prélassait maintenant plus qu’elle ne guérissait mais elle avait tout le temps puisque rien ne pressait. Cependant, alors que le soleil approchait de son Zenith le vieil escargophone que le couple John lui avait donné retentit. Alisa n’avait jamais utilisé un tel instrument et ce dernier avait si peu d’allure qu’il lui semblait inconcevable qu’il puisse marcher. Mais voilà, il sonnait bel et bien ! Zen décrocha d’un air assuré et tendit le répondeur à Alisa. Une voix d’homme s’éleva de l’escargot :

 « Alisa Lindsey ? Je m’appelle Nathan Sperman. Le vieux John m’a signalé que vous vouliez nous rejoindre. Je vous aurais bien demandé de nous rejoindre au plus vite mais si mes calcul sont bons vous devriez vous trouver proche de Little Garden et nous aurions besoin que vous vous y rendiez »

Alisa fit de gros yeux. Un inconnu venait d’accepter son embauche et de lui donner une mission dans la même foulée. Le nom que l’homme lui avait donné était le premier qui figurait sur la liste de contact que John lui avait donné. Son cœur s’accéléra et elle répondit d’une voix assurée.

 « A vos ordres Monsieur Sperman ! Je suis ravie de pouvoir enfin me rendre utile ! »

 « Tout le plaisir est pour nous. Vous retrouverez surement un homme de notre camp sur l’île mais je ne peux vous donner plus d’information pour le moment. Votre mission sera de de retrouver le commandant Reina Delaware portée disparue depuis deux jours sur l’île. Ce sera tout pour le moment nous restons en contact. Bonne chance Mademoiselle Lindsey !»

L’escargot se tut laissant le vent comme seule perturbation. Alisa était bouche bée. Mais après une respiration calme et elle sauta le poing en l’air en poussant un cri victorieux. Elle oublia cependant qu’elle tenait toujours le répondeur et dans son geste elle lâcha le lâcha ce qui fit basculer l’escargophone par-dessus bord. Son cri changea alors complètement de ton et elle se pencha par-dessus la rambarde dans un geste désespéré, mais c’était trop tard… L’escargophone  disparaissait déjà dans les profondeurs de l’eau… Elle jeta un regard de chien battu à Zen qui avait une expression horrifiée sur le visage.

Ils mirent plusieurs jours avant d’arriver à la destination que montrait le log pose. Alisa ne savait rien de l’île, en faite elle était une novice en se qui concernait la géographie. Zen n’était pas beaucoup plus avancé même si sa curiosité lui permettait de se renseigner sur énormément de choses. Lorsqu’ils arrivèrent en vue de l’île, ils constatèrent qu’il s’agissait d’une île quasiment déserte, en tout cas aucun signe d’habitation n’apparaissait. Les arbres étaient cependant immenses et des bruits étranges leur parvenaient avec le vent. Ils accostèrent sur une plage de sable fin à l’orée de la forêt. Zen et Alisa étaient silencieux. Une atmosphère étrange se dégageait de la forêt et lorsqu’Alisa mit pied à terre elle sentit le danger et un frisson d’excitation lui parcourut l’échine. Elle glissa dans un murmure d’exaltation:

 « Owi ca va saigner »


_______________________________
La révolution, c'est toujours la même chose, on choisit de couper la tête à un roi qui n'en avait pas
Henri Jeanson


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