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 [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)

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Miraak Darklight


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MessageSujet: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Dim 30 Nov - 18:44

Alors que l'énorme tigre s'écroule dans un bruit sourd, le corps continuant à trembler à cause des éclairs violets continuant à tourner autours, Miraak le regarde un bref instant, l'index toujours tendu puis soupire, baissant le bras. C'est toujours pareil... Lui qui n'aime pas la violence, le voilà servi : c'est au moins le trentième tigre qu'il tue depuis son arrivée sur l'île, presque quatre ans plus tôt et il ne peut pas s'empêcher de sentir un fort pincement au coeur en contemplant ce qui a du être une créature à la fois magnifique et majestueuse quelques secondes plus tôt. Mesurant pratiquement deux mètres de haut au garrot et probablement dans les quatre mètres de long et plus trois cent kilogrammes. Avant d'arriver sur cette île, il n'avait jamais vu de tigre, mais il se doute qu'aucun félin normal peut atteindre cette taille... Preuve une fois de plus que beaucoup de choses sont possibles sur cette partie du monde.  Avec un autre soupir, il s'approche lentement de sa victime, sa main droite sortant des plis de sa cape et se posant sur la robe orange et noire de l'animal dont le poil est étrangement doux sous ses doigts, câlinant un bref instant le corps tout en sentant cette forte pointe de regret, puis ferme les yeux avant de se relever et de continuer sa route vers le village côtier, notant vaguement que son action a, comme d'habitude, fait taire la jungle presque immédiatement à cause du claquement du rayon, chose qu'il se contente d'ignorer, mais qui ne l'empêche pas de grimacer : mise à part les tigres, plus courageux, la majeure partie des animaux d'Alambra l'évitent comme la peste, peut être par peur instinctive de la foudre, chose dont il porte naturellement la trace. Inutile de dire que c'est assez blessant par moment, surtout du fait que mise à part les oiseaux, il n'a jamais vu d'animaux de près avant. Soupirant de nouveau, il lève légèrement les yeux, notant le beau ciel bleu qu'il peut apercevoir à travers les feuilles des arbres, la vie revenant peu à peu dans la jungle avec le vent qui commence à faire "chanter" les arbres, la capuche de sa cape étant d'ailleurs d'un coup rabattue sur ses épaules et les pans du tissu se mettant à flotter autours de lui. C'est étrange... Mais il ne peut pas s'empêcher de ressentir une étrange... Froideur dans la poitrine en sentant le vent. Comme si un vieil ami lui souriait, mais demeurait hors d'atteinte, le narguant en lui criant qu'il ne pourra jamais le rejoindre, peu importe ce qu'il fait. Cela rend le souvenir de ce son père a fait encore plus blessant, mais il ignore comme il le peut la sensation, même s'il tremble en continuant sa route.

****Je ne sais toujours pas... Ce que papa voulait que je fasse quand il m'a envoyé ici... Etudier les humains ? Je fais ça depuis... Quatre ans sans le moindre signe de vie. Peut être que je dois étudier plus ? Quitter l'île ? Seul je... Je n'irait pas très loin...****

Cette pensé en tête, Miraak grimace légèrement, mais commence à sourire lorsqu'il voit que les arbres deviennent de plus en plus éloignés les un des autres ce qui veut dire qu'il se rapproche du village. Son sourire disparaît cependant plus vite qu'il est apparu lorsqu'il se rappelle de ce que ça veut dire : toujours les Alams, leur crainte respectueuse et autres choses plus ou moins... Inquiétantes. Bien que ce soit cette même crainte qui l'a maintenu en vie toutes ses années, la majeure partie des sauvages ayant trop peur ou le respectant trop pour poser la main sur lui, leu peu ayant le courage de le faire étant vite dispersés par ses pouvoirs. Cependant, il ne peut pas s'empêcher de ressentir une forte gêne à la poitrine en les entendant l'appeler par tout, sauf son prénom ou encore, de les voir s'incliner à chaque fois qu'il passe, chose qui lui donne l'horrible impression de porter un masque dont il est incapable de se débarrasser. D'ailleurs, ça ne fait que renforcer cette envie de quitter l'île le plus rapidement possible, même s'il ne peut pas s'empêcher de craindre ce qui l'attend dans le reste du monde sachant que si ses pouvoirs et son aile lui ont assurés une certaine sécurité parmi les sauvages, ils peuvent lui attirer des regards plutôt... Dangereux dans le reste du monde. Cette idée le fait encore plus frissonner qu'avant, mais il se contente de traverser le rideau de plantes devant lui, parvenant enfin à la plage et... Au village. La première chose qu'il voit en arrivant étant un groupe d'une dizaine de cases de peaux ou de roseaux, situées un peu partout dans les alentours, l'une d'elle étant même au sommet d'un arbre, surplombant ainsi la mer, ce qui manque pas de lui arracher un minuscule sourire quand il se rappelle qu'il s'agit de celle du chef : Kawawate. Tête de mule, plus butée qu'un troupeau du dit animal, mais aussi assez puissant pour tuer facilement en combat plusieurs tigres aussi gros que celui qu'il a éliminé plus tôt rien qu'avec sa lance. Sans compter que l'homme est agile, rapide et a une très nette tendance à le surprendre à chaque fois qu'il est plongé dans ses pensés, même si pour le moment, il semble occupé à discuter avec les doyens. Discutions que Mir préfère passer, si bien qu'il se dépêche de se débarrasser de sa cape tout en se dirigeant en direction de la case qu'il occupe au Nord du village avant que quelqu'un n'ait pu noter sa présence, refermant immédiatement la porte derrière lui et posant le vêtement noir sur le lit tressé et se couchant sur ce dernier avant de fermer les yeux, sans pour autant chercher à dormir, trop nerveux pour y arriver de toutes façons, ne pouvant pas s'empêcher de se demander de quoi les quatre adultes peuvent bien parler cette fois. Certainement pas de nourriture : le poulet qu'il a ramené deux ans plus tôt est toujours là et n'est d'ailleurs plus seul, les oeufs suffisant largement à nourrir tout le monde. Pas de lui non plus : lorsqu'il part se promener dans la jungle et que les adultes se mettent à parler de lui, un garde attend systématiquement son retour pour le prévenir. Et s'il s'agissait de visiteurs, il y aurait déjà un navire visible à l'horizon ce qui n'est pas le cas. Finalement, ses pensés deviennent un peu trop pénibles et il se contente de remuer la tête, gardant les yeux fermés avant de libérer ses éclairs, déchargeant immédiatement sa frustration avant de se relever d'un bond, laissant son aile se déplier un bref instant, puis revenir se replier dans son dos avant de ressortir, notant vaguement le vent qui diminue tandis qu'il se dirige vers la mer.

****Je me demande si je pourrai partir un jour... Voir d'autres choses... D'autres personnes...****

Cette idée en tête, Miraak se contente de se laisser tomber sur le sable, retirant ses sandales sans pour autant approcher ses pieds de l'eau, parfaitement conscient de ce qui l'attend s'il essaye : d'accord, juste tremper les pieds n'est théoriquement pas dangereux pour lui... Mais il se passe parfaitement bien de la sensation de fourmillements que provoque le contact direct avec l'eau de mer, sans compter le fait que ses pouvoirs refusent de fonctionner sur une partie du corps mouillée, chose qui peut être dangereuse. Pour cette raison, il se contente de regarder les vagues, ramenant ses genoux contre sa poitrine et encerclant ses jambes avec ses bras, son aile se dressant lentement dans son dos, battant en suite légèrement l'air. Son esprit s'embrouille d'un coup légèrement, lui montrant de grands espaces... Des océans ouverts à ses yeux... Un grand nombre de secrets n'attendant qu'à être découverts, ce qui lui arrache un léger sourire alors qu'il continue à observer les vagues.

****Un jour... je me demande si mon pouvoir pourrait... me permettre de voler ? Je devrais peut être... essayer quand je pourrai...****


Dernière édition par Miraak Darklight le Mar 3 Fév - 16:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mar 3 Fév - 15:41



Enfin la terre ferme en vue. Depuis que j’avais sauté du bateau en flamme qui devait me mener à Impel Down, je n’avais pu quitter le fond de l’océan. Mais j’apercevais finalement une île, aucune idée d’où j’étais et sur quel genre de lieu j’allais mettre pied à terre. Epuisé il fallait que je récupère un peu, en espérant que la Marine ne soit pas sur place. Ma soif de destruction ne se tarissait pas, mais j’avais besoin de souffler un peu là.

La plage sur laquelle j’arrivais enfin était déserte. L’île était semble-t-il habitée car je pouvais apercevoir plusieurs colonnes de fumée au loin. Ca serait donc mon premier objectif. Aller voir qui vit ici, et si je pouvais trouver à manger et pourquoi pas une embarcation. Je décidais donc de passer par les bois, être à l’abri des regards me permettrait de voir à qui j’avais à faire, et de récupérer l’énergie dépensée sans être à découvert.

Alors que j’avançais vers ce que je pensais être une zone habitée, je ne pouvais éloigner toutes ces idées macabres de ma tête. Toutes les douleurs que j’avais endurées, tous les massacres que mon peuple avait subis, toute la haine que je vouais à l’espèce humaine. Si je tombais sur ces saloperies d’humains ici, je les anéantirais tous, femmes et enfants compris.

Après plusieurs minutes de marche, je distinguais enfin une silhouette, en aval de ma position. Là sur la plage, quelqu’un était seul, assis à contempler le large. Une proie facile. Avant de me jeter à l’assaut de ma première victime, je jetais un rapide regard sur les environs, bien à l’abri du bois. Personne, enfin quelques cahutes au loin, mais rien à proximité directe.

Je sortis donc de ma cachette, le sable absorbant le bruit de mes pas, ma proie ne se rendait même pas compte que la mort arrivait dans son dos. Mais une vision étrange m’arrêtait alors que j’arrivais seulement à quelques mètres, une aile exactement. La personne assise dans le sable avait une aile dans le dos. J’avais vu beaucoup de choses sur Grand Line, mais j’avais ce genre d’être. C’était donc ça, les légendes disaient vrai. Il existe un peuple doté d’ailes, capable de voler dans les cieux.

Malgré son apparence humaine, voir que cet être était d’une espèce différente comme la mienne, calma mon instinct sanguinaire. Je restais donc droit debout et adressa la parole à ce qui semblait être un ange.

« Eh toi ? Qu’est ce que t’es exactement ? T’es pas humain c’est sûr. Mais d’où tu viens et où on est là ? Si tu fais aucun geste brusque je te ferais aucun mal. Alors réponds. »

J’attendais de voir son visage et entendre sa réponse. De ça dépendra la suite de notre conversation. Et à la moindre menace, je lui trouerais le corps sans aucune pitié. La vie m’avait appris à ne pas faire confiance à ces êtres narcissiques. La mort, c’est tout ce qu’ils méritaient.

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Miraak Darklight


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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mar 3 Fév - 16:38

Il n'y a pas beaucoup de choses vraiment effrayantes sur cette île une fois qu'on y a vécu un certain temps. Les Alams ne sont pas vraiment les meilleurs amis possibles, mais en règle générale, il est bien traité par ces derniers, donc, aucune raison réelle de les craindre. Les animaux sont dangereux, mais à cause de ses pouvoirs, il ne peut pas vraiment les voir vu que les éclairs sont du genre persuasifs. Cependant, alors qu'il se lève, puisse retourne lentement pour répondre à la voix derrière lui, tout en essayant de ne pas avoir l'air menaçant, il ne peut pas s'empêcher de sursauter : l'être face à lui est... Étrange. Une peau bleue aussi humide que s'il sortait juste de l'eau, une étrange armure grise semblant faire partie intégrante de son être et couvrant son torse, ses jambes, son crâne tout en formant d'étranges cornes, ainsi qu'une queue, cette créature ressemble étrangement à un mélange entre un humain et un démon, même si on dirait plus un démon qu'autre chose. C'est un colosse qui doit faire pas loin de trois mètres de hauit et dont la longue queue mesure plus de la moitié de sa taille. Cependant, c'est surtout l'odeur qu'il dégage qui ramène légèrement Miraak à la réalité : pas une odeur désagréable, bien au contraire : juste... Un mélange de poisson, d'iode et d'océan en général. Il essaye de chercher dans ses souvenirs pour se rappeler s'il a déjà trouvé quelque chose sur ce genre de créature, , mais rien ne lui vient en tête, même si la première chose qu'il a envie de dire en le voyant est "homme-poisson". En observant plus en détail, il voit que outre l'absence de nez et la bouche fine et sans lèvre, il peut reconnaître vaguement quelque chose que les livres offerts par les Alams appelait "raie manta", mais cette créature a l'air beaucoup moins pacifique que les dites créatures, si bien que mir lève les mains sans geste brusque, montrant qu'il n'est pas armé tout en repliant son aile derrière lui, notant que l'inconnu ne semble pas armé... Mais que vu l'impression qu'il dégage, il n'a certainement pas besoin d'arme pour lui faire du mal avant de murmurer légèrement :

"Euh... Vous... V-vous n'êtes pas humain non plus... C'est là... La première fois que... Je v-vois quelqu'un comme vous..."

Après tout, cette créature parle, tout comme lui, marche sur deux pieds sans difficulté et semble penser comme un humain normal ce qui lui fait se demander s'il ne s'agit pas de quelqu'un qui aurait mangé un fruit du diable... Idée qui disparaît lorsqu'il se souvient que tous les fruits, peu importe leur catégorie sont censés être impuissants une fois mouillés. Hors, la créature face à lui étant trempée, cette idée n'a pas vraiment lieu d'être, même si pour le coup, Mir se sent plus curieux qu'effrayé.

"Je...Je suis un ange... Pas un humain. D'ailleurs... C-c'est à cause d'eux que... Que je suis là."

Non pas qu'il hait les Alams, au contraire : après tout, ils prennent soin de lui depuis des années, le traitent bien... Un peu trop bien même et en règle générale, évitent de le contrarier, mais il ne peut pas oublier le fait que son père l'a apparemment banni pour les étudier. Les souvenirs qu'il a de sa maison sont assez flous,mais il se rappelle vaguement le soleil constant,les autres enfants avec lesquels il jouait et... Ces flammes alors que son père le projetait dans le vide. Peu importe les raisons qui ont fait qu'il a été banni. Tout ce qui compte, c'est qu'il accomplisse sa mission, puis retourne enfin chez lui, même si pour le moment, il ne sait toujours pas ce que son père attend pour le rappeler. Doit-il aussi étudier le peuple dont fait partie la créature devant lui ?En apprendre vraiment plus sur le monde ? Les Alams ont toujours tenté de lui dire ce qu'ils connaissaient, mais en général, ils savent peu de chose sur ce qu'il se passe hors d'Alambra. Sa curiosité montant un peu plus, même s'il n'ose pas s'approcher de l'inconnu, il se contente de demander timidement :

"Et v-vous ? Vous êtes q-quoi ?"

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mar 3 Fév - 17:07



Le petit être qui se tenait devant moi étant bel et bien un ange, confirmation faite de sa propre bouche. Tant mieux, je n’avais aucune raison donc de l’écorcher vif, à moins qu’il se montre, lui aussi, agressif envers ma race. Mais ses propos étaient plutôt remplis de surprise et de douceur. Je trouvais ce comportement étrange. J’avais l’habitude d’inspirer la peur, les gens face à moi se comportaient en général de deux manières. Soit ils fuyaient en criant comme s’ils avaient vu la mort, soit ils sortaient les armes, mais dans ce dernier cas, ils raccourcissaient grandement leur espérance de vie.

Ce jour, je ne sais pour quelle raison exactement, j’avais envie de laisser sa chance à l’enfant. Peut être était-ce car il était différent, pas humain, et avait une attitude respectueuse envers moi. Malgré le sentiment de peur que je pouvais lire dans ses yeux, il répondit à mes questions, et eu même le culot de me tomber ce que j’étais. Comment pouvait-il ne pas reconnaitre un Homme Poisson !

« Je suis un Homme Poisson petit être. N’en as-tu donc jamais vu pour poser une telle question ? »

Je me demandais bien ce qu’il pouvait faire seul ici d’ailleurs, en tout cas en apparence. D’après les légendes, les anges vivent au dessus du ciel, dans des soit disant sortes de villes flottantes. Je ne me rappelais pas bien de ces histoires, je n’en avais jamais été un grand fan. Et de plus je ne croyais pas trop à ce genre de récits farfelus. Si je décidais de ne pas le tuer, alors je l’utiliserai.

« Dis moi, tu es le seul de ton espèce par ici ? Y-a-t-il des humains sur cette île ? Dis-moi tout ce que tu sais. J’ai besoin de certaines choses pour continuer mon voyage. Si tu ne veux pas mourir bêtement ici, tu vas devoir m’aider à les obtenir. Pas d’objection ? »

Je me plaçais bras croisés devant le petit être, histoire d’accentuer mon aspect menaçant. Même si vu la réaction de l’ange, je n’avais pas besoin dans faire des caisses. Cela m’embêterait vraiment de devoir lui arracher une aile pour arriver à mes fins. Mais je n’étais pas du genre à faire dans la dentelle, donc si il fallait tout détruire, ça ne serait pas un problème.

J’espérais qu’il me donnerait le plus d’infos possibles, histoire que je fasse le plein et que je me tire d’ici vite fait. Mais le temps s’assombrissait, une tempête pointait son nez au loin. Bordel, il faudra attendre qu’elle disparaisse celle là avant que je puisse foutre les voiles. Dans quelques minutes, elle serait probablement en train de nous rincer jusqu’aux os. Je lançais un regard insistant à l’ange pour qu’il m’apporte des réponses. Il fallait que je trouve un abri avant que le ciel se déchaine par ici, pas que l’eau me dérange au contraire, mais je suis loin d’apprécier les éclairs qui accompagnent ce genre de manifestations.

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Miraak Darklight


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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mer 4 Fév - 12:41

Il faut croire que son premier instinct était correct : c'était bel et bien un homme poisson... Un homme poisson apparemment pas du tout patient et avec une solide haine envers tout ce qui vit à en juger par ses menaces et sa manière de parler. Miraak se contente de baisser légèrement la tête, quelques éclairs venant zébrer sa main droite, même s'il les révoque rapidement. Il n'est pas idiot... Ni même innocent. Quatre années parmi les Alams lui ont montrés à quel point les humains étaient cruels,surtout envers ce qu'ils ne comprenaient pas. Et kawawate l'a d'ailleurs prévenu une fois, peu de temps avant que des "invités" n'arrivent, lui indiquant qu'il devait toujours rester caché lorsque ça se produisait et n'apparaître qu'en cas d'extrême nécessité dans la mesure où apparemment, certains humains pratiquaient encore l'esclavage et qu'une créature comme lui ferait forcément un esclave parfait pour beaucoup. L'être face à lui a-t'il vécu ça ? Sans même savoir pourquoi, il ne peut pas s'empêcher d'en être sur : cette créature a vu de quoi les humains sont capables. Sa haine ne peut pas vraiment venir d'autre part. Du coup, quand l'homme-poisson le menace, Miraak se contente de sourire timidement tout en se préparant à utiliser sa "forme élémentaire" en cas de nécessité, répondant doucement :

"Je suis le... Le seul ange ici... J'ai été ba... Banni il y a quatre ans. Sinon, nous... Nous sommes sur Alambra. Une île assez... Assez dangereuse avec des animaux géants... Des moustiques toxiques et... Des cannibales sur... Surprotecteurs..."

Surprotecteurs ? C'est le mot. Les Alams sont agressifs, oui, et très têtus, mais à part quelques exceptions, la plupart d'entre eux, outre le fait qu'ils le vénèrent d'une manière assez gênante par moments passent plus de temps à prendre soin de lui et à essayer de limiter ses visites dans la jungle qu'à tenter de lui faire du mal, même si la crainte religieuse limite un peu l'impact. Mais la situation est un peu étouffante par moments, même s'il se dépêche de détourner la tête, laissant une fois de plus quelques éclairs zébrer sa main, le grondement du tonnerre retentissant sur la plage alors que le ciel se couvre de plus en plus. Une grimace apparaît sur son visage tandis que son coeur se contracte désagréablement à cette idée  la pluie... une ennemie mortelle, surtout dans ce genre de circonstance : non seulement son corps électrifié et l'eau ne font pas bon ménage, provoquant parfois de légères douleurs, mais en plus, cela l'empêche d'utiliser sa forme électrique ce qui, vu le comportement de l'homme-poisson face à lui n'est absolument pas ce dont il a besoin. Du coup, il se contente de répondre, s'asseyant de nouveau dans le sable sans quitter son interlocuteur des yeux :

"Les Alams sont les... Les seuls habitants de l'île. Et o-oui, ils sont humains, mais... Ce ne sont pas des humains nor... Normaux. Ils haïssent les autres humains et s'en... s'en servent comme déjeuner. Ils m'ont même... Protégé contre des... Des visiteurs qui avaient l'air... Trop intéressés par moi. Je s-sais pas si c'est juste mon aile ou... Ou mes pouvoirs, mais ils me craignent et me respectent un peu... T-trop. Peut être... que ça fera pareil avec vous et si vous... Vous leur demandez un moyen de quitter l'île, ils vous le donneront."

Ce n'est pas du tout sur : après tout, c'est surtout sa propre arrivée sur l'île qui a fait naître la crainte des Alams à son sujet : débarquer au beau milieu d'un éclair lord d'une tempête, ça attire forcément l'attention. D'un autre côté, cet homme-poisson ressemble tellement à un démon que peut être se mettront-ils à croire qu'il est là pour l'aider à juger les humains ? Cette idée provoque une vive sensation de chatouilles dans sa poitrine, cette dernière remontant lentement le long de sa gorge alors qu'un minuscule sourire apparait sur ses lèvres, sourire qui disparaît rapidement. Du coup, il se contente de soupirer légèrement avant de se relever, les os se son dos craquant légèrement tandis qu'il s'étire, poursuivant toujours gentiment :

"Ils croient que... Que je suis là pour les juger... Eux et... Les autres humains. Rien que si vous apparaissez... Ils croiront que l'heure du jugement est arrivée... Vous pourriez... Vous pourriez quitter l'île sans avoir à bouger un doigt si vous... Si vous le voulez."
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Jeu 5 Fév - 10:53



Seul un ange sur l’île, voilà la réponse que me donna l’enfant venu du ciel. Tant mieux, ou pas, le reste des habitants étaient donc des humains. J’avais soif de destruction, ces sales êtres primitifs qui semblaient vivre ici gouteront à la haine du diable des mers. Le petit être tentait de m’expliquer au mieux ce qu’il se passait ici, et la manière dont il était traité. Ces indigènes le vénéraient, tel un dieu, apparemment grâce à l’unique aile qu’il tentait de dissimuler dans son dos.

Pas grand chose à faire de ses histoires. Je n’étais pas là pour faire connaissance, il me fallait à manger et un bateau. Mais une hypothèse du garçon m’interpella tout de même. Pourquoi pas profiter de l’ignorance de ce peuple pour me faire passer aussi pour une divinité, enfin plutôt pour le diable ! Je pourrais ainsi leur inspirer une crainte sans pareil et leur prendre tout ce dont j’aurais besoin.

« Ta proposition me plait petit être. Nous allons essayer ça. Si ça marche, je laisserai tes amis en vie. Si par contre, ça ne fonctionne pas, je me ferai un plaisir de tout détruire ici. T’as compris ? »

Le tonnerre commençait à être plus que menaçant. Il était temps de trouver un abri. Les bois nous protègeraient, en tout cas au moins de la pluie. D’un geste de la main, j’invitais donc l’ange à me suivre. Le ciel s’assombrissait, et du temps d’arrivée à l’orée de la forêt, la pénombre avait envahie les lieux. Je pénétrais à une dizaine de mètres sous les arbres, de quoi être suffisamment dissimulé, mais ça me permettrait pour autant de garder un œil sur le village où vivaient les humains. M’asseyant sur un tronc tombé au sol, je m’adressais à l’ange.

« As-tu une idée pour monter notre supercherie ? Si tu les attires vers l’océan et que je surgis depuis les eaux, est-ce que cela sera suffisamment impressionnant pour eux, je pourrais y rajouter quelques effets pour plus d’impact visuel. Et pourquoi pas en tuer quelques uns au passage pour le plaisir ...Kyakyakya ! »

Dans tous les cas, il faudra attendre que cette fichue tempête s’éloigne de nous, aucune chance que je sorte me mettre à la merci de ces foutus éclairs. Mais après seulement quelques minutes dans le sous bois, une étrange respiration se fit entendre dans mon dos. Une bête ou un homme ? Aucune idée, mais la chose était pas loin. Mon repas arrivait ?

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Miraak Darklight


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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Jeu 5 Fév - 16:17

Alors que l'orage se rapproche de plus en plus au point qu'il a l'étrange impression que son corps lui-même se prépare à accueillir la foudre qui ne devrait plus tarder à tomber, Miraak ne peut pas s'empêcher de se demander quoi faire : la créature face à lui semble être tellement pleine de haine qu'il est pratiquement sur qu'elle le tuera dès qu'il aura le dos tourné, même si elle en a eue l'occasion et ne l'a pas prise. Cela dit, le plus troublant est peut être que l'inconnu semble réellement réfléchir et reconnait, au bout de quelques secondes, qu'il aimerait tenter la chose. Cependant, Mir peut facilement voir que ce n'est pas pour éviter un bain de sang, mais juste pour le simple plaisir de faire peur aux autres et d'utiliser cette peut afin d'être sur d'arriver à ses fins. Cependant, il ne ressent aucun dégoût : en fait, il ne peut pas s'empêcher de sourire en se rendant que les "cours" qu'il a pris en voyant agir les Alams sont en fait exacts : peu importe la race... Le lieu de vie ou même l'objectif : ce monde ne suit qu'une seule et unique règle : celle du plus fort. C'est si différent d'Aetheria... Mais aussi si prévisible. Son sourire disparaît presque immédiatement lorsque le souvenir de son île lui revient en tête, se demandant où elle est actuellement. Cela dit, il est rapidement ramené à la réalité lorsqu'un éclair zèbre le ciel... Avec comme effet secondaire de brutalement provoquer une réaction de son propre corps lorsque sa main droite s'illumine d'éclairs violets, rapidement suivit par tout le bras, phénomène disparaissant cependant rapidement lorsque l'électricité laissé dans l'air se disperse. Cette réaction le fait légèrement grogner : ce n'est pas douloureux... Mais c'est... Effrayant. Toujours cette vision de son propre corps qui se "dilue" dans un éclair, sa chair disparaissant pour ne laisser place qu'à cette lumière violette crépitante. Il a beau ne pas être humain, il ne peut pas s'empêcher d'être à la fois curieux et effrayé devant ce phénomène, même après des années passées à le voir. Une vieille peur commence à remonter lentement au creux de son ventre, mais il se contente d'inspirer profondément, ignorant le deuxième éclair et la sensation désormais renouvelée au niveau de son aile, bénissant le fait que l'homme-poisson lui tourne actuellement le dos et ne peut donc pas voir le résultat de la tempête sur lui.

****J'ai beau... Apprendre à contrôler mes pouvoirs correctement, je retourne à zéro dès qu'il y a un orage ! Je hais cette sensation !****

Au bout de quelques instants, alors qu'il suit l'homme-poisson dans la forêt, il voit ce dernier s'arrêter, puis s'assoir sur un tronc d'arbre abattu tout en lui demandant s'il a une idée pour monter leur supercherie ce qui lui arrache un léger sourire, cependant vite effacé lorsqu'un autre éclair zèbre le ciel, sans pour autant "illuminer" son corps cette fois ci juste à cause de la haute quantité de concentration que ça lui prend pour refouler le phénomène. Il n'a en effet pas vraiment envie de faire sursauter son "compagnon" du moment et de risquer une confrontation, si bien qu'il se contente de répondre d'un ton égal :

"Je... Je vous l'ai dit, n-non ? Cette île est dangereuse... Même pour ses habitants. les Alams ne... Ne vivent que deux choses : Les humains et une race de p-poulet géant. Ils pêchent aussi. J'aurai pas... A les attirer : ils ont les... Les yeux tournés vers la mer en permanence."

Il se prépare à ajouter autre chose, mais n'en a pas le temps, un autre éclair illumine le ciel, ayant pour effet de brusquement faire "exploser" son bras gauche tout entier tandis qu'au même moment, un ours géant apparaît derrière l'homme-poisson, une colère brûlante étincelant dans ses grands yeux noirs ce qui, un bref instant, pétrifie Mir, bien qu'il note que la créature a parfaitement sentie la menace et se prépare déjà à y répondre. Cependant, c'est une bonne occasion pour décharger un peu de tension et il tend son index droit vers l'animal, de petites étincelles commençant déjà à voltiger autours, son bras gauche réapparaissant lorsque la tension le quitte pour aller se concentrer sur la minuscule pointe. Alors que l'animal se dresse sur ses pattes arrière pour frapper l'homme-raie en dessous de lui, Mir libère d'un seul coup la tension tout en relevant légèrement le bras, le rayon partant à une vitesse qui manque de le projeter en arrière à cause du recul... Et perforant la tête de l'ours qui reste un moment pétrifié excepté les spasmes de son corps, un éclair frappant un arbre à proximité en même temps, comme attiré par le courant récemment délivré ce qui lui arrache une grimace laquelle augmente d'intensité quand il se rend compte que le rayon était mal ajusté et n'a fait qu'éborgner l'animal tout en brûlant l'extrémité gauche de la tête. Et apparemment, la douleur a l'air d'être assez forte. Son coeur se contracte douloureusement à cette vue : c'est précisément pour éviter ça qu'il vise systématiquement la tête ! Il sait que son pouvoir est douloureux : après tout, il a vu les effets de ses éclairs les moins puissants sur les quelques Alams qui ont cherchés les problèmes par le passé, donc, lorsqu'il se sert du "Mors Certa",il essaye toujours de s'assurer que l'attaque finit le combat le plus rapidement possible, mais apparemment, il a perdu de vue le fait que ses pouvoirs sont beaucoup plus compliqués à contrôler que d'habitude par ce genre de climat. Son index droit s'électrifie à nouveau, mais il hésite à "tirer" une seconde fois, surtout avec l'homme-raie dans sa ligne de mire directe et demande timidement, essayant de réprimer le tremblement de son corps ainsi que la brûlure qu'il commence à sentir aux yeux en voyant les souffrances de l'animal :

"Euh... v-vous finissez ça ou... J-je le fait ?"
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Ven 6 Fév - 15:36



La respiration se transforma en grognement. Un râle roque et puissant d’une bête féroce. Tsss ces bestioles terrestres ont le don de toujours vouloir pointer leur nez quand il ne le faut pas ! Me retournant vivement pour observer la chose qui m’approchait par derrière, je pus me rendre compte que la menace était réelle. Un ours qui me dépassait bien d’un mètre se préparait à abattre sa sale patte sur moi. Son regard était aussi noir que son pelage, et il dégageait une odeur de vieilles chaussettes humaines.

Tout à coup c’est un étrange éclair violet, partant de mon dos, qui fendit l’air pour venir traverser le crâne du prédateur. L’ours eut un temps d’arrêt, est-ce que le phénomène l’avait tué sur le coup ? J’avais déjà vu pas mal de choses bizarres sur Grand Line, mais c’était bien la première que je voyais un tel éclair. Mais l’orage grondait autour de nous, l’évènement ne me surpris donc qu’à moitié. L’animal était comme paralysé, son corps entier soumis aux spasmes du choc. Les éclairs tombaient tout autour de nous et l’atmosphère était quelque peu électrique. Pas vraiment le genre de conditions climatiques qui me convenaient.

« Euh... v-vous finissez ça ou... J-je le fait ? »

La voix de l’ange semblait fébrile, mal assurée. Le petit être devait paniquer devant l’énormité de la bête qui nous faisait face. Je lui répondis donc sans me retourner.

« Kya, bien sûr que je finis le boulot... »

Serrant fort mon poing droit, pliant le coude, en quelques secondes, je concentrais l’eau de l’atmosphère dans le creux de ma main. VIBRATION. Libérant toute l’eau emmagasinée, je frappais, une seule et unique fois, la poitrine de l’ours. L’eau envoyée ressortit de l’autre côté de l’animal, sans laisser aucune trace visible, mais l’onde de choc à l’intérieur de son corps avait été terrible, détruisant ses organes sous la pression de ses liquides. La bestiole tomba à la renverse, inerte. Cette sensation de tuer me plaisait tellement, ce plaisir de ressentir la puissance de donner la mort. Je me retournais alors vers l’ange, mon sourire satisfait aux lèvres.

« Un gros steak d’ours ça te tente ? Kya ! »

Mais quelle surprise, le bras du petit être était recouvert par des étincelles, enfin plutôt des petits éclairs violets. Avait-il été touché par la foudre ? Non impossible, il aurait été tué sur le coup. Mais non, tout s’expliquait, l’étrange décharge électrique qui avait frappé l’animal précédemment venait de lui. Etait-ce le pouvoir des anges, je n’avais jamais entendu parler d’un tel don. Ou alors ces éclairs venaient d’un fruit du démon. Le petit être ne semblait pas très à l’aise avec cette énergie sur son bras, mais ses intentions n’étaient pas claires pour autant.

« Dis moi, j’avais décidé de ne pas te faire de mal, mais si tu essayes de ma menacer avec ton pouvoir, je risque de changer d’avis. Alors arrête ça tout de suite ! »

S’il voulait jouer, on pouvait. Je n’aurais aucun scrupule à me débarrasser de lui. Sa vie n’avait pas la moindre importance pour moi, même si ma haine ne se portait pas sur les gens de sa race. Me préparant à le combattre, je lui adressais un dernier avertissement.

« Si tu comptes tenter quelque chose contre moi, soit prêt à en assumer les conséquences petit être ! »

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Ven 6 Fév - 16:48

Apparemment, l'homme-poisson est encore plus dangereux qu'il le croyait dans la mesure où il tue l'ours d'un seul coup rien qu'en lui en lui projetant de l'eau dessus, le choc tuant l'animal instantanément. Mais très vite, Mir n'a pas vraiment le temps d'être surpris ou choqué, la créature se retournant et se mettant immédiatement en garde en voyant la tension qui continue à parcourir son corps. lL menaçant immédiatement en lui disant que s'il tente quoi que ce soit, la situation tournera mal, même si cela n'a pour effet que d'augmenter la tension électrique autours de son corps, Mir commençant à grimacer à cause des éclairs qui tournent autours de lui, comme pour répondre au défi de l'être. Il essaye alors d'inspirer, tentant de réprimer le courant,juste à temps pour qu'un éclair s'abatte juste à côté de lui, augmentant encore plus l'intensité qui parcourt son corps au point de provoquer une désagréable sensation de chatouilles. Du coup, tendant le bras vers sa gauche tout en focalisant autant qu'il le peut des éclairs dans sa main, il murmure faiblement, essayant de se reprendre :

"La foudre... Trop de... De courant dans l'air. Mon corps ré... Réagit seul... Restez... Restez en arrière pour que... Que je dégage..."

Ce n'est pas la première fois que Mir maudit son père pour lui avoir donné ce pouvoir. Et tant qu'il n'apprendra pas à le maîtriser à la perfection, il continuera à le faire. C'est toujours pareil : au premier orage venu, son corps se "branche" sur ces maudits éclairs et s'en nourrit, ignorant totalement la limite qu'il peut habituellement contrôler, si bien que ses capacités deviennent impossibles à utiliser correctement. Son aile se raidit dans son dos alors qu'il continue à concentrer sa force dans sa main, puis il se rue d'un coup vers un arbre avec un cri de rage, laissant ses éclairs éclater hors de son corps dans un fracas qui manque de le rendre sourd... Son poing fermé percutant avec violence l'écorce tout en libérant la tension assimilée ce qui a pour effet d’enflammer presque instantanément le tronc tout en le fendant brutalement en deux. Miraak n'a que le temps de retirer sa main avant que les flammes ne l'atteigne, même s'il se retrouve ensuite à genoux, essayant de reprendre son souffle alors que la tension électrique de son corps retombe. Cela dit, ce n'est qu'une solution temporaire et avec un léger soupir, il se relève, sachant parfaitement que la pluie ne le touchera pas à cause de la quantité d'arbres autours, demandant calmement à l'homme-poisson derrière lui :

"M-mon corps... Ne peut pas se transformer en... En étant mouillé... Est ce que vous... Vous croyez que vous pourriez... M-m'arroser sans me tuer ? ça... ça empêchera au moins de... Que je me transforme en éclair amb-bulant dès qu'il y en aura un dans le c-ciel. S-sinon, je peux retourner vers la mer rapidement..."

Grognant un peu alors qu'un autre éclair zèbre le ciel, provoquant une réaction directe de son corps, il se contente de rester de dos, essayant de reprendre son souffle tout en serrant fortement les poings pour garder son calme et son contrôle, même si ça devient de plus en plus difficile. Super,j franchement. Tout se passait très bien : il avait convaincu l'homme-poisson de ne tuer personne et peut être même, de lui faire un peu confiance, tout ça pour qu'une stupide tempête n'envoie tout son contrôle et son entraînement à la poubelle, lui donnant en plus l'impression d'être toujours aussi faible. Son coeur se contracte douloureusement, surtout en voyant l'état de l'arbre, sachant parfaitement que son cri de ragea du s'entendre au village, ainsi que les dégâts faits par sa perte de contrôle. Cependant, une idée lui vient d'un coup en tête et il se contente de sourire légèrement, même s'il a l'impression que cet acte lui irrite les lèvres, se retournant ensuite pour fixer la créature dont il ignore toujours le nom avant de dire plus ou moins calmement :

"Au... Au moins, on aura la tâche... Plus facile quand on tentera notre pe... Petite comédie. La tempête plus... Plus ce petit contretemps : les... Les Alams vont se poser des questions et votre apparition va... Va leur donner des réponses : après... Après tout, qu'est ce qui... Mettrait un ange présent pour juger les... Les humains en colère ? A part un jugement ?"

Puis, une fois sa phrase terminée, il commence à se retourner pour se diriger vers la mer, même s'il est parfaitement conscient que mouiller son corps en l'arrosant d'eau de mer est légèrement plus douloureux que de le faire avec de l'eau douce : si ça peut remettre son "compagnon" en confiance... Cela dit, il s'arrête un bref instant, fermant les yeux avant de demander timidement :

"Vous... Vous vous appelez comment au... Au fait ? M-moi c'est Mi... Miraak."

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Sam 7 Fév - 12:55



Un mélange d’électricité et d’éclairs remplissaient l’atmosphère. Ces phénomènes atmosphériques étaient vraiment ce que je craignais le plus. L’ange répondit à mes menaces, il semblait ne pas maitriser son pouvoir. Il essayait de se calmer, mais les éclairs continuaient de tomber tout autour de nous. Si l’un d’eux venait à me tomber de plein fouet sur la tête, je serais, sans aucun doute, tué sur le coup. Il fallait que le petit être reprenne le dessus sur sa capacité, sinon, ça risquait de mal finir. Se dirigeant vers un arbre non loin, il relâcha toute l’énergie qu’il tentait de contenir. Dans un fracas assourdissant, le bois éclata avant de prendre feu. Quelle puissance phénoménale ! Si l’ange était un jour capable de gérer ces éclairs, il deviendrait un être très puissant sans le moindre doute.

Pour le moment, il était plutôt dans mon intérêt de l’aider. Il pourrait faire un allié de taille dans l’avenir. Mais il tomba à terre, impossible pour moi de l’aider, de le toucher, son pouvoir est incontrôlable. Au moindre contact ou rapprochement, je risque de recevoir une décharge mortelle. Voulant que je l’arrose pour calmer le phénomène, je compris immédiatement qu’il était un utilisateur d’un fruit du démon. Lui envoyer de l’eau, pourquoi pas, mais juste le mouiller sans le blesser serait très compliqué. Quoi faire ? Je pourrais le tuer, réglant immédiatement tous les problèmes, mais bizarrement, le petit être ne m’inspirait aucune haine. Peut-être car il était d’une race différente, tout comme moi. Il semblait avoir vécu des choses terribles, et ne portait apparemment pas les humains dans son cœur.

« Je ne peux pas utiliser l’eau sur toi sans te blesser. Il faut trouver une autre solution. Est-ce la première fois que ce genre de choses t’arrive ? »

Ces réflexions étaient plutôt justes, tout ce vacarme allait éveiller la curiosité des humains se trouvant dans le village. Ils allaient probablement rappliquer sous peu, et lorsqu’ils nous verront dans une telle situation, ils penseront que l’heure de leur jugement serait arrivée. Une bonne occasion pour mener notre plan à bien, et que je me casse de cette maudite île. Mais avant ça, l’ange devait reprendre ses esprits. Il se dirigea vers l’océan pour aller inhiber son pouvoir. Une fois dans l’eau, il perdrait sous doute connaissance, il ne fallait pas que je le perde de vue, et que je le sorte de là.

« Vous... Vous vous appelez comment au... Au fait ? M-moi c'est Mi... Miraak. »

« Quoi ? Sérieusement ? Tu me demandes mon nom dans un moment pareil ? Tssss... Moi c’est Saren. Dépêches toi d’aller de foutre dans l’eau, je te ressortirais si jamais tu perds connaissance. »


Nous descendions donc en direction de la mer. Et comme il l’avait prévu, je voyais au loin les humains s’agiter. Certains d’entre eux désignaient l’arbre qui brulait encore dans le bois. Ils semblaient armés, avançant dans notre direction. S’ils voulaient nous nuire, ils seraient reçus. L’océan étant à mes pieds, ils gouteraient à toute la puissance du Gyojin. Mais par égard envers Miraak, je limiterai les dégâts. S’ils pouvaient être un tant soit peu coopératifs, ça serait bénéfique pour tout le monde.

« Miraak, saute dans la flotte pour calmer ces putains d’éclairs ! Je préfèrerai que tu sois conscient quand tes amis pigmés vont arriver à notre rencontre. »

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Sam 7 Fév - 14:51

A l'évidence, il n'aura pas la chance d'éviter la douleur venant de l'eau de mer, l'homme-poisson, ou plutôt Saren, lui indiquant qu'il lui est impossible d'utiliser l'eau sur lui sans lui faire de mal ce qui lui arrache une grimace. Cependant, il se contente de fermer les yeux un bref instant avant de les rouvrir, accélérant le pas jusqu'à la mer, pouvant très facilement entendre les clameurs des Alams dans le village, ces derniers étant apparemment entrain de prendre les armes afin de voir ce qui a bien bu rendre leur ange aussi furieux ce qui lui arrache une seconde grimace : il n'a même pas besoin d'écouter Saren quand ce dernier lui indique de plonger rapidement. Plonger ? Il n'a pas besoin de plonger pour bloquer son pouvoir : éclabousser suffira largement ! Cette idée en tête, il retire ses sandales, puis place immédiatement les pieds dans l'eau, frissonnant lorsqu'il sent immédiatement un froid glacial, suivit par un profond fourmillement qui devient vite particulièrement inconfortable. Ses bras plongent ensuite dans la mer, stoppant par la force les éclairs qui tournaient autours ce qui déclenche cependant une vive douleur qui le fait grogner. Grognement qui se change en gémissement lorsqu'il éclabousse sa poitrine, puis son dos. Il comprend immédiatement ce que l'homme-raie voulait lui dire en parlant d'évanouissement : rien que d'être éclaboussé ainsi provoque, en plus d'une vive douleur, une forte sensation d'épuisement qui manque de le faire chuter, mais il parvient à rester conscient assez longtemps pour sortir de l'eau, repliant son aile devant lui pour cacher sa grimace de douleur alors qu'il a le temps de voir les Alams se rapprocher, certains le regardant avec crainte, d'autres avec quelque ressemblant à de la colère, la plupart d'entre eux cependant fixant l'homme-poisson à ses côtés. Bien que ça lui demande une forte volonté, il retire son aile de devant son visage, inspirant profondément, puis lève la main droite ce qui a pour effet d'arrêter immédiatement la charge de la tribu avant de prononcer clairement, concentrant toute sa volonté pour éviter de bafouiller :

"Mes frères... Je suis... Désolé pour ça."

La plupart se mettent d'un coup à le fixer d'un air interrogateur ce qui ne manque pas de lui provoquer une brusque sensation de serrement dans la poitrine : lui qui déteste être vénéré, utiliser cette vénération juste pour attirer l'attention de ceux qui ont pris soin de lui pendant quatre ans le met encore plus mal à l'aise que la légère sensation de fourmillement qui continue à parcourir son corps, sa volonté étant la seule chose qui le fait tenir debout. Mais c'est pour le plus grand bien... C'est ça, ou Saren tuera certainement la plupart d'entre eux et même s'il est presque sur que Kawawate pourrait terrasser l'homme-poisson, ce serait certainement trop tard pour éviter de lourdes pertes. Mentir... Mentir pour sauver le plus de vies possibles. Il déteste ça, mais au moins, il ne doit pas se salir les mains plus qu'il ne l'a déjà fait depuis son arrivée sur l'île : même s'il n'a tué aucun humain entre temps, il a déjà blessé, ou mutilé... Cependant, il se contente de soupirer avant de reprendre :

"La raison de ma colère est que... Mes parents ont décidés qu'il était temps pour moi de... Rendre mon jugement. Malheureusement, pour le faire, je dois quitter l'île. Vous quitter. L'être à côté de moi s'appelle Saren et est un diable des profondeurs. Sa mission est la... Même que la mienne. Il est donc venu me chercher afin que nous trouvions les deux autres juges."

Ne pas grimacer en prononçant ce mensonge est si difficile qu'il a l'impression d'avoir mal à chaque muscle du visage. Les deux autres juges ? Vu que pour les humains, il n'y a que quatre éléments : Eau, feu, terre et air. Lui-même représente apparemment l'air pour les Alams, même si son élément est la foudre. C'est peut être une explication un peu... Tirée par les cheveux, mais apparemment, pour des sauvages, elle fonctionne à merveille à en juger par la crainte respectueuse qu'il voit désormais dirigée vers lui, puis vers son compagnon. Laissant un instant le choc retomber, il lève de nouveau la main, ignorant le fourmillement lorsque quelques goûtes d'eau glissent le long de son bras, reprenant calmement :

"Ne craignez rien. Je n'ai... Que des bonnes choses à dire sur vous. Vous n'avez rien à craindre de mon côté. Cependant, Saren ne vous connait pas et jusqu'ici, n'a vu que les pires choses des humains. Du coup, vous devriez... Lui prouver que contrairement aux autres, vous pouvez voir plus loin que les apparences. Ainsi, nous avons tous deux besoin d'un moyen de quitter l'île... Et mon confrère a besoin d'un sacrifice afin de regagner toute sa puissance suite à... Son voyage. Faites donc ça pour nous et mon compagnon se montrera clément envers vous."

A l'évidence, c'était la bonne chose à dire dans la mesure où la foule détale immédiatement vers le village, les laissant lui et Saren dans la poussière ce qui lui permet, une fois seul, de se laisser tomber assis sur le sable, essayant de calmer les battements de son coeur et surtout, de calmer la douleur qui recommence à parcourir chaque centimètre carré de son corps. Gêne qui augmente d'ailleurs sérieusement lorsque la pluie battante s'abat d'un seul coup sur lui et Saren. Conscient que cela ne gêne pas l'homme-raie, bien au contraire, il se contente de rire faiblement, tournant la tête vers son compagnon avant de demander timidement, se laissant aller vu que le peuple auquel il vient de mentir honteusement vient de les laisser :

"A-alors ? C'était... C-comment ?"

Tout en murmurant ces mots, il se relève lentement, sentant son énergie revenir peu à peu bien qu'aucun éclair ne filtre désormais sur son corps, grimaçant à cause d'une légère sensation de lancement qu'il sent au niveau des jambes, une seule pensé lui venant en tête :

****J'espère au moins que... Saren n'en tuera aucun... Si Kawawate avait été là, mon mensonge ne serait pas... Passé aussi facilement.****

"S'il vous plait... Evitez d'en tuer. Le chef est beaucoup plus... Puissant qu'eux. De fait, il arrive à me frapper, même en... Sous ma forme électrique. Si vous en attaquez un, il nous provoquera en combat et... Et c-croyez moi : c'est un adversaire... Dangereux."

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Lun 9 Fév - 11:19



Les humains nous chargeaient, armes au poing ou levées au dessus de leur tête. Leurs cris de guerre résonnaient jusqu’à nous. Ils voulaient apparemment en découdre, et je n’étais pas contre. Couper quelques têtes de cette sous race n’était pas pour me déplaire. J’adorais voir le sang couler, ce sang rouge écarlate si fluide, qui ruissèle, me donnait toujours autant de plaisir. Voir ce liquide repeindre leur peau était si jouissif, et les voir crever si lentement, si douloureusement, les voir se repentir devant leur faiblesse et leur lâcheté me confortait dans ma haine.

Mais j’avais dit à Miraak que je ne leur ferai pas de mal cette fois. Enfin pas tant qu’ils se comporteraient avec respect et qu’ils me donneraient ce dont j’ai besoin. Le petit être d’ailleurs avait pris son bain, et comme n’importe quel utilisateur de fruit du démon, s’était retrouvé complètement lessivé par le contact avec l’océan. D’un geste de la main, il arrêta la course des indigènes, avant de leur expliquer la situation. Enfin, il inventa plutôt une histoire de dieux ou je ne sais quoi, un jugement que nous venions apporter. Et le discours fut plutôt convaincant. Ces sales macaques repartirent d’où ils venaient, ils avaient plutôt intérêt à nous ramener ce qu’on voulait, de la bouffe et un bateau.

« S'il vous plait... Evitez d'en tuer. Le chef est beaucoup plus... Puissant qu'eux. De fait, il arrive à me frapper, même en... Sous ma forme électrique. Si vous en attaquez un, il nous provoquera en combat et... Et c-croyez moi : c'est un adversaire... Dangereux. »

« Adversaire dangereux ou non, j’en ai rien à cirer. On en a déjà discuté. Tant qu’ils me filent un bateau et à bouffer, tout se passera bien. Pour le moment, je te fais confiance pour les convaincre. Si jamais ça dérape, tu connais d’avance ce qu’il se passera. Et au fait, est-ce que tu sais s’ils ont un log pose ici ? Sans ça, on ne pourra pas naviguer. »

Regardant l’ange assis dans le sable, je me rendais bien compte que la pluie commençait à le gêner, et perturbais à nouveau le pouvoir qu’il ne contrôlait pas. Il serait peut être mieux pour lui, comme pour moi d’ailleurs, qu’il puisse se mettre à l’abri. Je n’avais pas vraiment envie que sa crise électrique recommence.

« Tu devrais peut être rentrer au village pour te protéger de cette pluie. Je peux attendre ici. Mais attention, ne me fais aucun coup de travers. De plus je commence à avoir sérieusement la dalle là, donc ça serait bien pour tout le monde que cette histoire avance un peu. Je ne compte pas m’éterniser sur cette île trop longtemps. Donc j’aimerai par la même occasion que tu fasses le nécessaire pour qu’on obtienne ce dont on a besoin. »

Dans tous les cas, je ne pourrais pas quitter cette fichue île sans leur matos. Je pourrais parcourir la mer par les fonds, mais je connaissais trop bien les dangers de Grand Line pour tenter une seconde fois l’aventure sous marine. J’avais eu beaucoup de chance d’arriver ici sans trop de difficultés, mais ça ne serait pas toujours aussi simple. J’attendais maintenant de voir ce que ferai Miraak. Est-ce qu’il allait jouer le jeu, et prendre la mer avec moi comme il semblait le souhaiter. Ou est-ce qu’il s’agissait juste d’un traquenard pour tenter de manger un steak d’Homme Poisson ?

Je n’étais pas le genre de type patient, et j’avais des comptes à régler. Rester là à attendre me faisait perdre du temps sur mes objectifs. Retrouver un équipage, monter des alliances, devenir assez puissant pour détruire cette fichue humanité. Miraak en ferait peut être parti pendant un certain temps, mais je pense fort comme nos buts divergeront rapidement. Mais il pouvait faire un allié de taille en attendant que je gagne en puissance.

Bref, assez de réflexions, il fallait agir maintenant. Je m’éloignais donc de l’ange, attendant de voir ce qu’il allait décider. L’orage se calmait, plus d’éclairs, mais la pluie continuait. Je me dirigeais donc à nouveau vers le bois. Récupérant le cadavre de l’ours, j’allais en faire mon repas. Allumant un feu, à l’orée de la forêt, suffisamment à l’abri de la pluie, j’allais me faire un bon steak d’ours. Aucune idée du goût que ça aurait, mais au moins ça calmera ma faim en attendant le retour des indigènes.

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Ven 13 Fév - 19:47

S'abriter de la pluie ? En voilà une bonne idée, à plus forte raison que cette dernière commence vraiment à faire mal : ses forces, déjà sérieusement diminuées à cause de son "bain" commencent à devenir dangereusement basses à tel point qu'il commence à avoir le vertige. Cependant, il semblerait que son message n'ait pas fait partir tout le monde dans la mesure où alors qu'il se dirige à grands pas vers le village, ignorant la menace de Saren, même s'il ne peut pas s'empêcher d'espérer que l'homme-raie évitera au moins de déclencher un conflit. Une légère douleur nait au creux de son ventre à l'endroit précis où Kawawate l'a frappé deux ans plus tôt pour lui démontrer que ses pouvoirs ne faisaient pas toujours tout... Une leçon qu'il n'a pas oubliée entre temps, raison pour laquelle il reste rarement statique en combat, matériel ou pas. Alors qu'il pénètre dans sa hutte, il se dépêche de se sécher, puis de s'assoir sur son lit pour la seconde fois de la journée, observant ce qui l'entoure avec un léger pincement au coeur. C'est étrange... Mais savoir que bientôt, il quittera l'île, certainement pour de bon lui provoque un léger pincement au coeur. C'est doublement étrange du fait qu'à part cette maudite vénération, il n'a aucun lien réel avec les Alams... Il les respecte, a appris des tas de choses à leurs côtés et en règle générale, s'est plus ou moins amusé avec eux... Mais à part ça, il n'y a aucun lien... Ce qui est plutôt triste maintenant qu'il y pense... Cependant, il oublie rapidement ce doute et se contente de s'emmitoufler totalement dans son manteau trop grand, jusqu'à ce que seuls ses yeux dépassent, grimaçant légèrement lorsqu'un éclair zèbre le ciel ce qui a pour effet de provoquer un léger craquement venant de son bras gauche, puis il observe le ciel désormais totalement noir, notant vaguement les rares étoiles qui apparaissent de brefs instants, soupirant de nouveau en sentant le pincement au coeur devenir de plus en plus fort.

****Pourquoi c'est... Si difficile ? Je devrais être heureux... Je vais pouvoir voir plus de choses... En apprendre d'autres... Et peut être même voir le monde entier si j'ai de la chance. Alors... Pourquoi ça me fait de la peine ?****

Peu importe finalement. Alors qu'il voit la pluie s'arrêter, il se relève, notant vaguement l'impression de lourdeur qu'il ressent toujours, même si peu à peu, le courant recommence à parcourir son corps normalement. Une chose qui l'a toujours surprise depuis son arrivée sur l'île, c'est la vitesse à laquelle le climat change. Une tempête commence, fait rage, puis cesse brutalement moins de vingt minutes plus tard... C'est quelque chose qui déboussole facilement, mais peu importe : son regard darde d'un coup en direction d'une petite table sur laquelle il aperçoit l'un des multiples "trésors" que les Alams ont prélevés sur l'une de leurs innombrables victimes et que l'un des doyens lui a offert le jour de son dixième printemps : une espèce de petite sphère transparente à l'intérieur de laquelle semble flotter une sorte de double aiguille, l'un des commentaires de Saren lui revenant en mémoire : un Log pose... Apparemment une nécessité pour voyager dans cette zone. les quelques livres qu'il a pu obtenir au gré de ses voyages dans la jungle ou de ses visites dans la case de Kawawate n'en parlent pas beaucoup, indiquant juste leur incroyable capacité à toujours trouver le Nord, même dans un endroit aussi étrange que Grandline. En voyant les deux courroies de cuir attachée à la sphère, il se contente de hausser les épaules avant de commencer à attacher l'objet à son poignet gauche, juste à temps pour se rendre compte qu'il risque de l'endommager si jamais il a une deuxième "attaque" électrique et il se contente de le mettre dans l'une des poches de sa tunique, remettant ensuite son long manteau avant de sortir,juste à temps pour voir que les Alams préparent une embarcation  et de la nourriture avec entrain ce qui lui arrache un sourire léger, même si le pincement au coeur est toujours aussi fort. Il se contente cependant de fermer son coeur comme il le peut, puis de se diriger vers la forêt, détectant un feu de camp certainement protégé de la pluie récente par les arbres, sachant ainsi où se trouve Saren, ne mettant que cinq minutes pour retrouver son "compagnon". Il retire alors la capuche de l'énorme manteau de son visage, puis s'assied en face de l'homme avant de murmurer :

"Rebonjour... Les... Alams ont presque fini de préparer l'embarcation et... Et les provisions. J'ai aussi trouvé un... Un Log P-pose."

Son ventre gargouille d'un coup légèrement, une légère crampe y apparaissant ce qui lui rappelle d'un seul coup qu'il n'a pas encore mangé et que perdre le contrôle de son pouvoir consomme pas mal d'énergie. Son regard accroche l'ours rôti que Saren semble d'ailleurs avoir bien entamé entre temps et avec une très légère hésitation, il demande timidement :

"Euh... Je... Je pourrai vous... Vous en prendre un morceau s'il vous... S'il vous plaît ?"
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Dim 15 Fév - 19:51



L'ours n'était maintenant plus qu'un énorme bout de viande en train de rôtir sur le feu. Ces fichues bestioles terrestres sont vraiment idiotes, se jeter ainsi sur nous sans sentir que j'étais plus dangereux qu'elles. Enfin, celui là était tombé à point nommé, pas besoin de chercher un repas, il était venu de lui même à moi. Croquant à pleines dents dans mon dîner, je me contentais de regarder l'océan. Il était redevenu calme, plat, une mer d'huile. Plus aucune trace de l'agitation que nous avions vécu quelques minutes auparavant.

Et j'étais désormais seul, Miraak avait suivi mon conseil. Étant rentré se mettre à l'abri et sûrement récupérer des forces. J'espérais qu'il n'était pas en train de me jouer un mauvais coup. Malgré la haine que m'inspirait les humains, bizarrement lui, j'avais envie de lui faire confiance. Toute ma vie, j'avais persécuté ce genre d'individus, les dépouillant, les torturant pour finir par les tuer. Mais lui était spécial, ses origines devaient peser dans la balance. J'aurais pu lui tordre le coup, détruire le village où il vivait pis me servir avant de partir. Cependant quelque chose en moi me disait de la jouer autrement cette fois ci.

Repu, le ventre plein, j'entendis quelqu'un approcher, les pas feutrés par le sable. C'était l'ange qui était de retour, apparemment seul. Tant mieux, cela confirmait mes bons sentiments. Il retira délicatement sa capuche avant de s'asseoir face à moi, au coin du feu. La nuit était tombé, et les flammes qui nous séparaient menaient une danse désordonnées, créant une ambiance chaleureuse. Jamais depuis longtemps oublié cette sensation, et je me surprenais moi même, par la sympathie que je portais au petit être.

« Rebonjour... Les... Alams ont presque fini de préparer l'embarcation et... Et les provisions. J'ai aussi trouvé un... Un Log P-pose. »

« En voilà une bonne nouvelle l'ange. J'suis plutôt content de voir que je n'aurai pas besoin de vous faire du mal. On pourra donc prendre le large dès le levé du jour, enfin une bonne nouvelle. »

Je croquais avec joie à nouveau dans la viande grillée et encore saignante. Miraak dévorait mon repas du regard. L'enfant semblait affamé, et ne tarda pas à m'en demander un morceau. J'essuyais donc le sang et le jus qui coulait sur mon menton, arracha un bon gros bout, et le jeta à l'ange.

« Tiens ! Fais toi plaisir. Grâce à toi, je vais pouvoir quitter cette île, je peux bien partager mon repas avec toi »

Mon voyage allait enfin pouvoir reprendre. Je ne devais pas perdre trop de temps, ni me relâcher. J'avais un devoir à accomplir, des mémoires à honorer, des gens à tuer... Mais je devais aussi savoir ce que Miraak comptait faire. Quel était son but, était-il fiable ? Si nous étions amené à voyager un peu ensemble, je devais savoir à qui j'avais à faire. J'attaquais donc l'interrogatoire en fixant l'ange droit dans les yeux.

« Écoute moi l'ange. J'apprécie ce que tu as fait pour moi ici. Cependant, si on doit prendre la mer tous les deux, j'ai besoin de savoir certaines choses à ton sujet. On a toute la nuit devant nous, alors je vais te poser quelques questions. » Je laissais un blanc dans mon monologue, histoire de ne pas mettre trop la pression au petit être.  « J'ai besoin de connaître ton but, pourquoi veux-tu partir avec moi ? Qu'est-ce qui te fais avancer chaque jour ? Je ne veux pas que tu me claques dans les pattes dans deux semaines car tu as le mal du pays, ok ? Sinon je te fous par dessus bord. Sur cette océan, on ne fait jamais machine arrière... Te sens-tu vraiment prêt à partir ?»

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Jeu 19 Fév - 15:23

Miraak se contente de bondir d'un coup en avant, agrippant entre ses dents le gros morceau de viande que l'homme-poisson vient de lui lancer après l'avoir complimenté pour le Log Pose, puis arrache un petit morceau avant de commencer à mâchonner, le plus gros restant dans sa main droite : après tout, les bonnes manières sont pas vraiment importantes, surtout sur cette île... Bon, ok, le goût n'est pas terrible, mais il a déjà mangé plus immonde encore, sans compter qu'il sent les crampes de la faim disparaître un peu plus à chaque bouchée, la tension semblant d'ailleurs recommencer à "ronronner" autours de son corps à mesure que l'énergie lui revient. ça va déjà mieux, mais même comme ça, il sent toujours cette légère pointe de doute, une partie de lui ne voulant pas vraiment quitter l'île, même si  au final, la majeure partie a plus hâte qu'autre chose : après tout, il a beaucoup de choses à voir dans le monde... Surtout s'il veut un jour rentrer chez lui... Et ce n'est certainement pas en restant sur une petite île au milieu de nulle part qu'il y parviendra ! Cette idée en tête, il continue à manger tranquillement, jusqu'à ce que d'un coup, la voix de Saren ne retentisse, l'homme-raie lui indiquant qu'il a besoin de connaître diverses choses sur lui avant de prendre la mer, puis lui demandant ensuite quels sont ses objectifs et s'il est prêt à quitter les lieux ce qui lui arrache un minuscule sourire, même si la légère pointe de doute enfle encore légèrement en lui. Cela dit, il se contente de soupirer avant de répondre doucement :

"Je... Je ne sais pas ce que j'ai... Ce que j'ai fait, mais... Père m'a banni du c-ciel. Mon... Mon objectif est juste de... De me racheter. Même si c'est... D-difficile de racheter un c-crime dont on connait même... Même pas la nature."

C'est en fait ça qui est le plus blessant... Et étrange d'ailleurs. Il ne sait pas pourquoi, mais quelque chose cloche avec ses souvenirs, la plupart lui montrant juste quelques jeux partagés avec des enfants de son âge, d'autres... Des adultes en blanc se penchant au dessus de lui d'un air interrogateur alors qu'il est couché sur quelque chose de glacial. Ce souvenir provoque d'ailleurs un fort frisson tandis que sans le vouloir, son corps se rétracte légèrement sur lui-même, son aile se dépliant légèrement tout en manquant d'encercler son torse et son visage, même s'il parvient à arrêter le mouvement. Pourquoi est ce que ce souvenir est si... Effrayant ? Il a presque l'impression que... Ces adultes ont fait quelque chose d'horrible ! Il se reprend rapidement, même si ses mains tremblent légèrement, quelques éclairs venant d'ailleurs électrifier la viande qu'il tient toujours, la cuisant encore plus. C'est presque... Écœurant, mais il se contente de secouer vivement la tête pour se débarrasser de la sensation avant d'arracher un morceau de viande en plus avec ses dents, notant que le goût est encore plus bizarre et surtout, que la viande est plus coriace, avant de reprendre d'un ton égal, espérant que Saren n'a rien remarqué.

"Mes... Souvenirs sont bizarres... J'ai l'impression que... C-certains ont été... effacés. Je me souvient juste de... Du regard de mon père avant qu'il ne me pousse dans le v-vide et... Des flammes apparaissant juste... Juste derrière lui. Après, je crois que... Qu'il m'a donné une mission mais... Je me rappelle plus ce... Ce que c'est. Les Alams pensent que je suis là pour... Pour les juger mais... Je pense pas que ce s-soit ça. mon père ne... Ne m'aurait pas envoyé sur une île p-perdue pour juger les mortels, si ? Donc, mon but est... De voyager. Tout apprendre sur... Sur ce monde. Peut être que... Que comme ça, mes souvenirs reviendront et... Que je pourrai rentrer. Donc oui... Je suis... P-prêt à partir. Il le faut."

La légère pointe de doute disparaît d'un coup de son coeur, son but lui revenant en tête : même s'il n'en garde que très peu de souvenirs, sa vraie maison lui manque beaucoup. Alors, s'il peut se rappeler ce que son père voulait qu'il fasse... Il est presque sur que ça a un lien avec les mortels : après tout, pourquoi son père l'aurait envoyé sur ce monde sinon ? Cette idée en tête, il sourit timidement à Saren, finissant ensuite son morceau de viande avant de s'allonger sur le sol épargné par la pluie à cause des arbres, observant ensuite le feuillage au dessus de sa tête tout en passant ses mains derrière sa tête et repliant son aile pour recouvrir son torse avant de légèrement tourner son regard vers l'homme-poisson, diverses questions lui arrivant en tête, même si pour le moment il n'ose pas vraiment les poser, vu que son compagnon actuel n'est pas du tout du genre patient. D'un autre côté... S'ils doivent rester ensemble plusieurs jours, autant qu'ils se connaissent un minimum... Du coup, avalant sa salive avec une légère difficulté, puis détournant un bref instant le regard, Miraak prend son courage à deux mains avant de demander timidement :

"Et... Et vous ? Vous vous... Battez pour q-quoi ?
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Ven 20 Fév - 23:56



Miraak était effectivement torturé, pas seulement physiquement par son pouvoir, mais bel et bien psychologiquement. Il semblait perdu dans ce monde, et cherchait sa place comme chacun d'entre nous d'ailleurs. Il me parla de quelle façon il s'était plus ou moins retrouvé coincé sur cette île, qu'il avait été banni du ciel, et qu'il serait là pour racheter ses péchés. Mais quel genre de crime un gamin de son âge avait-il bien pu commettre pour se retrouver ainsi rejeté par son peuple. Il ne semblait d'ailleurs ne pas en savoir la cause non plus. Les pratiques et autres coutumes des habitants du ciel m'étaient inconnues, donc comment porter un quelconque jugement sur ses propos. Chacun doit traîner sa peine et son passé, ainsi cela est fait.

Même si l'ombre d'un doute planait encore, ses propos étaient clairs. Il voulait quitter l'île, découvrir le monde, et tout apprendre. Bref, je n'avais jamais vraiment compris ce que les gens cherchaient à trouver dans le savoir. J'avais personnellement d'autres valeurs. Mais l'ange qui me faisait face avait cette chose en lui qui brillait sans le vouloir. C'est cette nuit là que je pris la décision de l'aider, au moins pour le temps où nos chemins seront jumeaux et tant que nos objectifs respectifs ne nous obligeront pas à nous séparer.

D'ailleurs, Miraak voulait connaître les miens. Comment lui dire et quoi lui dire ? Il était certainement trop tôt pour lui avouer mes intentions et mes objectifs. Il n'avait pas besoin de savoir ce qui m'animait chaque jour, cette haine qui bouillonnait en moi, ce désir de tout détruire. Alors à ce moment là, je pris simplement la décision d'arrondir les choses, peut être simplement lui tenir un discours qu'il comprendrait, sans mentir.

« Pour quoi je me bats ?... Je me bats pour mon peuple, ma race. Les conditions de vie de certains de mes frères sont pitoyables. Donc je... milite pour que leur statut soit mieux pris en compte par le gouvernement.... Tu comprends ? »

J'espérais que le petit être n'en demanderai pas plus. D'ailleurs nous étions maintenant au cœur de la nuit, je me reposais donc dos au tronc d'un arbre. L'air était doux, probablement réchauffé par le feu qui trônait entre l'ange et moi. Je ne dormais jamais vraiment, mais pour la première fois depuis un moment, je me sentais bien. Miraak n'y était sans doute pas pour rien. Mais je savais qu'il ne fallait pas que je m'attache à ce gamin. Il fallait que je reprennes mes esprits. Demain nous prendrons enfin le large, et les combats et le sang seront à nouveau mon quotidien.

Au petit matin, alors que le soleil pointait son nez à l'horizon, je fus extirpé de mes faibles songes par le bruit des indigènes. Ils semblaient s'activer sur la côte et dans le village. Probablement afin de finir les préparations pour notre départ. Si leurs intentions avaient été mauvaises, ils auraient agis cette nuit, profitant de l'obscurité. Je me levais donc, le feu de la veille avait fini par s'étouffer, et un simple ruban de fumée s'en échapper maintenant. Prenant un dernier bout de viande froid en guise de petit déjeuner, je m’avançais vers un groupe d'humains sur la plage.

« Oh ! Mon bateau et ma bouffe sont prêts ? J'ai les crocs et envie de ma casser d'ici ! Donc si c'est pas le cas, allez dire à vos petits copains de se manier. »

Croisant leurs regards niais, je tournais les talons pour retourner d'où je venais, maudissant cette foutue sous race. Il fallait que je retrouve Miraak, qu'il leur dise de presser le pas, je ne voulais certainement pas passer une journée supplémentaire ici.

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mar 24 Fév - 0:37

Se battre pour les siens ? Pour leur donner de meilleures conditions de vie ? Miraak n'est pas idiot : il se doute que Saren ne lui dit pas tout. Après tout, vu le comportement de l'homme-poisson, il a du mal à croire que sa manière de "militer" se passe sans violence et en discutant avec les hommes politiques autours de thé et gâteaux. D'ailleurs, l'homme en face de lui a l'air du genre à haïr la politique au plus haut point et de préférer l'action directe. Cela dit, Mir se contente de sourire timidement, sans chercher à poser plus de questions et se contente de fermer les yeux, laissant quelques éclairs crépiter autours de son corps dans une étrange mélodie, notant vaguement le bruissement des feuilles autours de lui ce qui lui arrache une légère impression de sérénité. La nature... C'est vraiment quelque chose de magnifique. Même avec les animaux les plus dangereux rôdant dans les alentours. Peu à peu,il laisse le sommeil l'envahir, même si s'endormir à côté d'un homme-poisson dangereusement agressif et qu'il ne connait que depuis très peu de temps pourrait paraître stupide, quelque chose lui dit que Saren ne fera rien pour lui faire du mal, si bien qu'il se contente de se pelotonner dans son manteau, détendant complètement son corps tandis que quelques éclairs recommencent à le parcourir lentement. Apparemment, il est beaucoup plus fatigué qu'il le pensait car il peut déjà sentir le sommeil arriver, même s'il sent également un léger frisson l'envahir. Il ne sait pas pourquoi, mais... Quelque chose cloche... Comme une sorte d'huile visqueuse, horriblement noire et glacée qui semble d'un coup essayer de creuser quelque chose dans sa tête. La sensation stoppe cependant aussi vite qu'elle est apparue et il s'endort peu après, un dernier éclair zébrant son corps.

****C'est... Quoi ça ?****

Une étrange musique le réveille en sursaut, son corps entier se raidissant et il reste un instant pétrifié, se rendant compte que Saren a disparu, le feu de camp, désormais éteint ne laissant échapper que quelques volutes de fumée. Mais ce qui lui fait peur est que la forêt dégage une étrange sensation : comme une lourde menace... Un peu comme si tous les animaux et même les arbres désiraient son départ. Cependant, il n'y a pas que ça : il a aussi l'impression que le ciel est étrangement rouge, même à travers les branches au dessus de lui... Branche qui sont d'ailleurs bizarres, loin du marron habituel, mais plus... Grises... Cette vision lui arrache un énorme frisson et sans même s'en rendre compte, il bondit sur ses pieds, son manteau volant autours de lui alors que quelques éclairs commencent déjà à parcourir chaque centimètres carrés de son corps. Avant même de réellement réfléchir, il se lance vers le village ne se rendant même pas compte que chose étrange, les arbres malades semblent s'écarter sur son passage, jusqu'à ce qu'il parvienne finalement à la plage, s'arrêtant brutalement lorsque ses yeux accrochent quelque chose qui lui arrache presque un cri d'horreur : Tout est rouge. Le sable, la mer... Tout est rouge sang et en plus, la puanteur du brûlé lui arrive au nez ce qui manque de le faire vomir. Une forme apparaît d'un coup devant lui, mais il n'a même pas le temps de voir de qui ou de quoi il s'agit que quelque chose de glacial traverse sa poitrine et provoque une rude douleur... Ainsi que l'éclatement du cauchemar, même s'il a juste le temps de voir deux orbes bleues étinceler devant lui... Deux orbes bleues à la fois familières, mais tellement vides d'âme que même avec l'épée fichée dans sa poitrine, c'est surtout cette vision qui le terrifie le plus. L'instant d'après, il se réveille en sursaut, manquant de hurler, même s'il parvient à réduire le cri en un simple grognement doublé d'une rapide aspiration, essayant de calmer la douleur qu'il ressent à la poitrine et chose étrange, au bras gauche à l'endroit précis où trône une certaine marque. Dans un premier temps, il se sent totalement déboussolé avant que ses yeux n'accrochent les arbres alentours... De nouveau parfaitement saints, le ciel ayant repris sa couleur bleue naturelle ce qui lui indique que ce n'était vraiment qu'un cauchemar... Même s'il était beaucoup plus réel que ses semblables. Ce souvenir le fait légèrement soupirer, le frisson revenant d'un seul coup dans sa colonne vertébrale tandis qu'un bref instant, la douleur au bras résonne de nouveau, puis disparaît.

****Un... Un cauchemar ? ça faisait... Longtemps !****

Pas assez longtemps cela dit. Mais il se contente de soupirer avant de se lever, notant le feu éteint et l'absence de Saren, absence qui, d'ailleurs, ne manque pas de lui provoquer une vive inquiétude, quelques éclairs émanant un bref instant, même s'il parvient à rapidement les révoquer. Vu l'agressivité de l'homme-poisson, il y a de bonnes chances pour qu'il décide de passer ses nerfs sur le premier Alam venu, idée qui ne manque pas de provoquer un rude frisson. Il n'a cependant pas besoin de s'inquiéter : l'homme-raie apparait d'un coup entre deux arbres, apparemment de mauvaise humeur ce qui le fait grimacer : il est toujours un peu sonné à cause de son réveil violent et il se dépêche de se frotter les yeux avec ses mains, puis s'enroule un peu dans son manteau, l'air matinal était étrangement frais avant qu'il ne murmure calmement :

"B-bonjour, Saren... B-bien dormi ?"

Cette phrase est rapidement suivie d'un profond bâillement, Miraak s'étirant légèrement pour essayer de faire passer les quelques nœuds qu'il sent aux épaules et au dos, avant de reprendre :

"Le... Le bateau est prêt ?"
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Mar 24 Fév - 19:53



Miraak était resté au campement, et vu l'expression de son visage, la nuit avait dû être agitée pour lui. Se frottant les yeux, il me demanda si le bateau était prêt. J'en avais malheureusement aucune idée, et c'est bien ça qui m'exaspérait depuis mon réveil. Ces fichus humains étaient vraiment tous des bras cassés, des incapables. Ça n'était pourtant pas bien compliqué de préparer une embarcation, surtout avec les nombres d'hommes que composait cette communauté. S'ils faisaient autant traîner cette affaire, c'est qu'ils tramaient un mauvais coup.

« Non, apparemment rien n'est prêt. J'ai croisé quelques uns de tes camarades sur la plage ce matin, mais ils n'avaient pas l'air très pressés de faire ce que nous leur avons demandé. »

L'agacement montait en moi, je bouillonnais, cette rage envers l'espèce humaine refaisait surface. J'avais envie de descendre dans ce village, faire un carnage te me servir. Mais ce tout nouveau lien que j'avais créé avec le petit être me retenait. Pour lui je ne ferai rien contre le peuple avec lequel il vivait, à moins qu'ils ne me poussent à bout.

« Ce que je te propose, l'ange, c'est qu'on débarque dans ton village, histoire de mettre un peu de pression à ces sales primates. Tu les connais, alors dis leur de faire ce que l'on a demandé. Sinon ça va mal tourner. »

A l'aide de ma queue, je balançais un peu de terre sur ce qui restait du feu de cette nuit. Puis je me dirigeais à nouveau vers la plage. Les hommes vus quelques temps plus tôt avait déguerpi. Soit on nous dirigions alors vers le village. L'endroit était comme sorti d'un autre temps, cabanes de bois et autres symboles guerriers trônaient au centre de leur lieu de vie. Mais ce qui me surpris le plus, c'était ce qui semblait être des restes de cadavres humains. Enfin pas vraiment des restes, mais plutôt des ossements. Quelle drôle de coutume pouvait les mener à garder de telles choses. Enfin bref, j'interpellais un groupe d'individus rassemblés au centre de la place.

« Vous là ! Ca fait trop longtemps qu'on attends maintenant ! Alors allez me préparer ce fichu bateau, et arrêtez de glander comme ça. »

Les hommes ne semblèrent pas vraiment apprécier ma remarque, mais sérieusement, qu'est ce que j'en avais à faire ? L'ange et moi même avions besoin de partir de ce trou perdu. Il était impensable que je reste une journée de plus en compagnie de cette sous race. Il fallait que Miraak fasse quelque chose avant que je pète littéralement un cable sur ces primates.

« Miraak. Fais ou dis leur quelque chose, je commence sérieusement à perdre patience. Toute cette histoire va mal finir pour vous tous sinon. »

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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Sam 28 Fév - 21:01

Il ne manquait plus que ça pour commencer la journée... Même s'il est sur et certain qu'en fait, tout est prêt et que les Alams attendent juste qu'il se montre pour lui dire au revoir. Cependant, une idée apparaît d'un seul coup dans son esprit et il s'étire d'avantage, faisant ensuite fortement craquer ses articulations avant de suivre Saren, décidé à voir si son doute est fondé ou pas. Après tout... Sur une tribu d'une vingtaine de personnes, deux, ce n'est pas énorme, mais c'est suffisant pour causer des problèmes. Hors, Zemblu et Nambu sont... Deux épines de grande tailles... Deux épines dans son pied qui même après avoir été foudroyées deux fois continuent à lui jeter des regards pour le moins déplaisants. Jusqu'ici, il s'est contenté de les foudroyer avec un simple Dies Irae afin de les faire reculer, quoi que la deuxième fois a laissé des traces... Mais si jamais ils tentent encore de ralentir quelque chose et ainsi, mettent la totalité de la tribu en danger...

"j'ai... Un doute là... Il y a deux idiots dans... Dans cette tribu... Ils ont jamais... Enfin, disons qu'ils ne... M'aiment pas et que... J'ai du les foudroyer d-deux fois pour qu'ils me laissent tran... tranquille. J'ai jamais eu le coeur de les tuer mais..."

Chose étrange, il ressent d'un coup une étrange sensation de chaleur dans la poitrine tandis que son sang semble se mettre à chauffer désagréablement : il n'a jamais eu le coeur de les tuer... Déjà qu'il a un mal à fou à accepter de devoir tuer des animaux, alors des humains... Mais si ses imbéciles sont responsables de ce retard ce qui risque de mettre Saren en colère et donc, de menacer toute la tribu jusqu'à ce que Kawawate entre en scène... Peut être qu'en tuer au moins un fera réfléchir l'autre, avancer les choses plus rapidement et... Sauvera les autres, dans la mesure où il n'a absolument pas besoin du pouvoir de lire dans les pensés pour sentir que Saren est au bord de devenir violent. Cette idée en tête, il commence à marcher rapidement vers le village tout en laissant sa colère éclater ce qui a pour effet d'illuminer son corps tout entier de gros éclairs, l'enfermant dans une étrange chaleur qui le chatouille presque, même s'il n'y fait pas attention. Il espère vraiment que tout est prêt et que les Alams attendent juste qu'il se montre... Parce que si jamais rien n'est prêt à cause de ces deux clowns, il y aura du sang, que ce soit de ses mains, même s'il n'en a pas envie, ou de celles de l'homme-raie. Cela dit, s'il laisse faire ce dernier, Miraak est sur que l'être marin ne va certainement pas se contenter de deux cadavres. Du coup, lorsqu'il parvient au village, il laisse brutalement échapper quelques éclairs qui viennent frapper le sable devant lui, faisant sursauter pas mal de monde. Saren prononce alors quelques mots qui semblent déplaire à deux certains idiots, le groupe dont ils font partie se dispersant cependant rapidement en voyant les éclairs, même si les deux idiots en question restent sur place d'un air buté. Naturellement, ça ne pouvait être qu'eux... Lorsque l'homme-raie lui demande plus ou moins gentiment de faire quelque chose, il n'hésite pas une seconde : deux vies pour en sauver vingt ? Il tend rapidement la main vers celui de droite, concentrant sa colère tout en se rappelant des différents textes qu'il a lus par le passé : les dieux... Sont connus pour une chose : les châtiments aussi vifs que définitifs qu'ils font tomber sur ceux qui les défient... Son instinct hurle d'un coup, lui ordonnant de les épargner, juste de les blesser suffisamment pour qu'ils comprennent, mais pour la première fois, il laisse éclater sa rage... Et un rayon sort brutalement de son index tendu, traversant la poitrine de Zemblu qui reste un instant pétrifié, un éclat de surprise et d'horreur traversant son visage avant de s'écrouler. Il n'a certainement pas eu le temps de souffrir. Le rayon n'a pu que détruire le coeur directement, mais presque immédiatement, Miraak sent quelque chose d'horrible : comme si son propre coeur se brisait en mille morceaux, une partie de lui le quittant d'un coup, s'enfonçant dans le sol et disparaissant à jamais, un froid glacial envahissant son corps. Un bref instant, il sent quelque chose remonter dans sa gorge tandis que ses yeux piquent désagréablement, sa main tendue se mettant à trembler, mais il se contente de piétiner autant qu'il le peut ce sentiment, se tournant ensuite vers Nambu qui le regarde avec terreur, son visage légèrement brûlé par leur précédente rencontre se crispant d'effroi.

"Nambu... Je... Je vous ai... Épargné tous les deux... D-deux fois..."

Ne pas pleurer. Surtout, ne pas pleurer. Et ne pas montrer la nausée qui brûle légèrement en lui. Essayant de contrôler les tremblements de son corps, Miraak inspire profondément, bénissant le fait que son visage est presque entièrement caché par sa capuche tandis que son index recommence à grésiller, chose qui semble considérablement apeurer l'homme face à lui. Apparemment, ce dernier semble avoir enfin compris que cette fois, le jeu est terminé. Un peu tard cela dit... Mais Mir se demande d'un coup s'il pourra faire ça deux fois : c'est si... Facile... Il a juste regardé Zemblu... Laissé échappé sa colère et... C'était fini... C'est précisément ça qui lui fait peur d'un coup : si la veille, quelqu'un lui avait dit qu'il finirait par tuer quelqu'un, il ne l'aurait pas cru. Sa nausée augmente encore plus, mais il se contente d'inspirer avant de murmurer froidement :

"J'ai déjà... Donné ma sentence à... A ton frère. Maintenant, tu as... Tu as le choix : tu vas finir le travail avec... A-avec les autres avant que le soleil soit... Au milieu du ciel. Ou tu vas goûter à ma sentence toi... Toi aussi... A moins que tu préfères celle de... Celle de Saren ? Je suis presque sur que... Qu'il pourrait te mettre en pièces... Morceaux par morceaux avec... Avec juste ses m-mains."

Le sauvage recule de plusieurs pas, ses yeux noirs étant écarquillés de terreur tandis que sa peau, normalement caramel est désormais encore plus pâle que la sienne. Les éclairs nimbant l'index de Mir y étant sans doute pour quelque chose. Il n'en ressent aucune fierté... En fait, cela le rend malade, mais il ne doit surtout pas le montrer. Du coup, il ne peut pas s'empêcher de se demander si ce n'était pas ça que les deux sauvages attendaient : juste de voir s'il était vraiment un dieu ou pas, capable de châtier quiconque lui manquait de respect. Sa main se remet à trembler d'un seul coup et avant même qu'il ne puisse s'arrêter, un autre rayon part, Perforant l'épaule droite de l'homme qui s'effondre dans un cri de douleur... Le transformant en plus en un chasseur inutile ce qui arrache presque immédiatement le coeur de Miraak encore plus... Nambu ne survivra pas plus de deux jours... Même si sa blessure ne le tue pas, la tribu s'en chargera elle-même : après tout... Il y a une bonne raison pour laquelle il n'y a aucun Alam de plus de soixante ans dans la tribu... Dès qu'un homme est trop vieux pour pêcher ou qu'un chasseur est trop solidement handicapé...

"S-Saren... Je... Est ce que... Vous voulez... Juger ce... Traître ?"

Ce n'est pas du tout ce qu'il a envie de dire. En fait, son esprit hurle, suppliant l'homme-poisson de porter le coup de grâce, épargnant au sauvage des souffrances inutiles et surtout, lui épargnant de devoir mutiler son âme encore plus, mais il ne peut pas le dire : montrer une faiblesse dans ses conditions ne peut qu'être dangereux. Une larme parvient à s'échapper, cachée par le capuchon, suivie de près par quelques une de ses soeurs, mais il se contente de garder la tête baissée, dérobant son visage à la vue des deux autres êtres près de lui, les éclairs continuant à nimber son doigt toujours tendu alors que le sauvage hurle sur le sol, son bras mort maintenu sur sa poitrine. Il n'a cependant pas le temps de rajouter quoi que ce soit : un javelot jaillit brutalement d'une case à sa droite et embroche le sauvage à la poitrine, faisant taire immédiatement ses cris et pendant un bref instant , Miraak peut voir le visage étrangement triste de l'un des doyens avant que ce dernier ne disparaisse dans l'ombre, les laissant lui et son compagnon seuls avec deux morts. Il se tourne alors vers le corps de Zemblu, frissonnant légèrement en se rendant compte d'un détail : ses yeux sont encore ouverts... Le regardant avec surprise et accusation. Sans même s'en rendre compte, il s’accroupit à côté du corps, tremblant fortement alors que sa main droite se tend, se posant sur le front de l'homme, puis ses yeux, fermant ces derniers. Il se relève ensuite, notant juste deux goûtes d'eau tombées sur le visage de l'homme, mais ne fait rien pour les enlever, s'éloignant de la scène avant de murmurer froidement :

"ça... ça devrait les faire se... se p-presser un peu... D'ici une heure on... On devrait pouvoir p-partir."

Une un quart d'heure en fait. Pendant lequel il se contente de fixer le ciel sans broncher, les larmes coulant toujours sur ses joues, cachés dans l'ombre de sa capuche. Si Saren lui a dit quelque chose pendant ce temps là... Ou quiconque d'autre d'ailleurs, il n'a pas entendu, son regard restant fixé sur les nuages  Et les yeux gris de Zemblu qui continuent à le fixer. La voix d'un Alam le ramène finalement à la réalité, lui indiquant que le navire et les provisions sont prêtes, chose pour laquelle il s'efforce de sourire, se dirigeant ensuite vers la plage avant de murmurer, sentant vaguement la présence de Saren à côté de lui :

"Vous... Vous êtes prêt ?"
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Saren Goto


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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Jeu 5 Mar - 14:27



Miraak intervenait enfin, malgré l'air triste qu'il arborait depuis son réveil, c'est avec un certain aplomb qu'il ordonna aux sauvages de s'activer. Mais les deux seuls individus qui n'avaient pas fui devant notre présence semblaient, d'après les dires de l'ange, être des têtes brûlées. D'ailleurs l'un d'eux en portait physiquement les marques. Probablement celles laissées par le petit être lors d'une précédente altercation. Mais ce n'est pas lui qui fit les frais du pouvoir de Miraak en premier. Alors que je regardais la scène se dérouler sous mes yeux, et dissimulant difficilement un amusement certain, l'ange vint foudroyer de sa main l'un des humains. Un éclair jaillit de son index avant de perforer le torse de l'indigène, le lancer tomber de toute sa hauteur, le corps sans vie.

« Kyakyakya !! Bien joué petit être ! »

Pas une seule trace de sang, le cœur du primate avait dû être grillé sur le coup. J'aurais vraiment pas aimé être à sa place. Le second encore debout avait changé de couleur, son visage respirait désormais la peur. Reculant par instinct de survie, et par crainte de subir le même sort, il n'eut pas le temps d'aller bien loin. Miraak tira à nouveau un éclair qui vint traverser l'épaule de l'homme. Il tomba comme son camarade, mais lui encore vivant. A entendre ses cris et le voir se tortiller dans le sable, la douleur devait être insupportable.

« S-Saren... Je... Est ce que... Vous voulez... Juger ce... Traître ? »

« Avec grand plaisir l'ange ! Faire couler du sang humain est mon grand loisir depuis des lustres ! »

Affichant un grand sourire diabolique en m'approchant de l'homme au sol, je fermais de toute mes forces mon poing. Je comptais bien lui fracasser le crâne de toutes mes forces, et enfoncer par la même occasion son cadavre plusieurs mètres dans le sol. Je posais alors mon pied sur le torse du primate, le regardant, les yeux remplis de mépris et de haine. Mais avant même que je lève mon poing au dessus de moi, une lance, sortie de je ne sais où, vint traverser la poitrine de ma proie, à quelques centimètres seulement de mon pied.

« Noooon ! Il était à moi ! Qui a osé faire ça !? »

Fou de rage, je regardais frénétiquement tout autour de moi. Personne ? Quoi ? J'avais horreur qu'on me vole un meurtre, mais tant pis, et je n'allais pas m'acharner sur un cadavre. Faisant demi-tour d'un air dépité, mon regard tomba sur Miraak, accroupi, en train de faire je ne sais quoi au corps du précédent mort. Le petit être tenait visiblement plus qu'il ne le disait à ses primates.

« Ça... ça devrait les faire se... se p-presser un peu... D'ici une heure on... On devrait pouvoir p-partir »

« J'espère bien. Mais s'il faut en secouer deux ou trois autres, laisse les moi. Je suis frustré du coup là »

M'asseyant bras croisés sur le cadavre de l'homme embroché, je bougonnais de ne pas avoir pu m'amuser un peu. Mais il ne nous fallu pas attendre longtemps avant que l'un des indigènes vienne à notre rencontre, visiblement la peur au ventre, surtout lorsqu'il me vit assit ainsi sur son ancien camarade. Le bateau et les provision étaient prêt, on allait pouvoir embarquer et foutre le camps de cette foutue île. Je me dirigeais alors vers la plage, suivant de près Miraak qui avait pris les devants.

« Si je suis prêt ? Bien sûr! Je n'attends que ça ! »

Le bateau était plutôt petit. A mon avis il servait habituellement à aller un peu au large pour pêcher. Mais bon nous ferions avec même si je n'étais vraiment pas serein pour l'avenir de notre voyage. Dans tous les cas, il fallait faire avec. Défiant les primates du regard, je grimpais le premier à bord, inspectant rapidement l'état de la coque ainsi que les sacs de provisions disposés dans la cale. Tous cela me paraissait plutôt bien. Me retournant alors vers Miraak.

« Petit être, fais tes adieux et on y va. Ah et n'oublies pas le log pose ! »


_______________________________
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  Lun 9 Mar - 22:08

Lui et Saren ne pourront pas rester ensemble trop longtemps... C'est la première chose qui vient à l'esprit de Miraak tandis qu'il se dirige vers le bateau avec l'homme-raie. Ils sont beaucoup trop différents... Mir déteste tuer alors que l'homme-poisson semble pour ainsi dire ne vivre que pour ça. Naviguer ensemble quelques temps est peut être faisable, mais ils ne pourront jamais coexister plus de quelques temps. Un triste constant :pour une fois qu'il croise quelqu'un de... Différent comme lui. Mais peu importe : pour le moment, tous deux vont juste quitter Alambra, se rendre sur la première île venue, puis se séparer, chacun dans une direction différente. Cette idée en tête, Mir observe l'homme-raie, ce dernier examinant l'embarcation avec un oeil de connaisseur, puis, ne détectant rien d'anormal, lui indique de faire ses adieux et de ne pas oublier le Log Pose ce qui lui arrache une légère grimace, bien qu'il se dépêche de la cacher avant de monter rapidement sur l'embarcation : un petit voilier certainement "dérobé" à ses anciens propriétaire après un dîner en compagnie de la tribu. S'asseyant au pied du mât, Mir se contente d'inspirer tristement avant de murmurer :

"Ils sont... Déjà faits... Dans une tribu cannibale, v... Verser le sang est... Une manière comme une autre de dire adieu..."

Cette seule idée manque de lui arracher une nouvelle nausée, mais il se contente d'inspirer de nouveau, essayant d'oublier l'accusation dans les yeux gris de Zemblu, fermant les siens pour se concentrer sur autre chose avant de se lever, aidant comme il le peut Saren à déployer les voiles même si ses connaissances en navigations ne sont pas terribles. Ce n'est pas la première fois qu'il bénit le fait que nombre de victimes de la tribu aient pensé à amener divers livres avec elles ce qui lui a au moins permis d'apprendre quelques choses avant de retourner ensuite s'assoir une fois la manœuvre faite, notant vaguement le silence de l'île qu'ils sont entrain de quitter ce qui lui apprend que la tribu est déjà sur le point de s'occuper des deux cadavres. Peu lui importe maintenant : ce qui est fait est fait, même si le souvenir reste assez pénible à supporter. Cependant, quelque chose commence déjà à lui rendre légèrement le moral : le vent souffle... Plus ou moins violemment, gonflant la voile afin d'amener le navire vers son point d'arrivé stout en lui caressant à nouveau le visage comme pour le consoler. La sensation d'avoir de nouveau un ami qui l'observe à distance lui arrache un léger sourire, mais il se contente de se relever, abaissant sa capuche pour montrer son visage, puis sortant le log pose de sa poche pour le tendre à Saren, murmurant gentiment :

"Te... Tenez. Je fais pas... C-confiance à mes pouvoirs avec ce... Ce truc. Ila moins à craindre avec... Avec vous..."
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MessageSujet: Re: [FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)  

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[FB : deux semaines]Promenons-nous dans les bois pendant que la marine n'y est pas (Saren)

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